Carnet n° 314 du 8 septembre 2014

« Trois petites notes d’optimisme »

 

J’aurais pu ouvrir (et titrer) mon 314ème carnet par l’énoncé de toutes les catastrophes et périls qui ont marqué la semaine écoulée, au Moyen Orient avec les horreurs islamistes en Syrie et en Irak, en Ukraine avec une guerre qui peut à chaque instant déboucher sur le pire, le virus Ebola qui multiplie ses victimes en Afrique et qui peut s’étendre à tout moment, à d’autres continents,

 

« la descente aux enfers » de François Hollande et de son gouvernement et de nouvelles blessures personnelles douloureuses et injustes, les sondages qui propulsent l’extrême droite vers le pouvoir en France et même les crispations, petites et grandes,  de la rentrée sur les rythmes scolaires…

 

J’ai fait le choix de regarder l’actualité écoulée sous un angle plus Villeneuvois et donc plus positif malgré des problèmes qui ne nous épargnent pas mais qu’il faut essayer de relativiser sous peine de sombrer dans la désespérance.

 

Si, à Lille, nous avons collectivement vécu un week-end festif médiatiquement reconnu avec le grand déballage de la braderie annuelle dont on ne compte plus le nombre de visiteurs faute de pouvoir honnêtement les chiffrer,

 

  • à Villeneuve d’Ascq, les deux concerts de Patrick Bruel ont fait raisonner le Grand Stade et notre ville dans une véritable magie de lumières et de sons,
  • et ce, après les festivités du 14 juillet dans le Parc Urbain, l’arrivée réussie d’une étape du Tour de France cycliste, deux grands matchs du Top 14 de Rugby qui ont rempli notre stade (100 000 personnes) fin mai,
  • une belle fin de saison du LOSC,
  • une finale de la coupe de France de Basket pour l’ESBVA,
  • une reprise de qualité de la saison 2014 / 2015 de football sans oublier nos multiples fêtes de quartiers, centres de loisirs et de vacances, municipales, associatives et scolaire
  • avant, et en point d’orgue, notre Foire Annuelle aux Associations Villeneuvoises, ces associations qui sont « autant de cœurs qui battent pour notre ville », et le lancement, jeudi à l’Élysée, de l’Euro 2016 qui va encore plus nous mettre sur la scène internationale.

 

Une telle concentration d’événements festifs et sportifs dans notre ville et en son cœur valait bien que je titre ce carnet avec « Trois petites notes d’optimisme » en écho du titre d’une chanson d‘Yves Montand « Trois petites notes de musique ».

 

Alors, bien sûr, cela n’efface pas le reste, nos inquiétudes et nos angoisses profondes, les ajustements à faire pour améliorer la réforme des rythmes scolaires (autant que faire ce peut compte tenu des des contraintes qui nous sont imposées),  la préparation d’un budget 2015 particulièrement difficile, les difficultés quotidiennes d’un grand nombre de nos concitoyens, mais cela doit nous encourager à continuer…

 

ce qui me rappelle ces mots de Sir Winston CHURCHILL que je dédierai ce matin à François Hollande :

 

« L’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte ».

 

Sauf à réduire l’avenir à ce petit mont de Galilée « Armageddon », lieu biblique symbolique du combat final entre le bien et le mal, et sauf à considérer que ce que j’appelle « la loi du prédateur » (qui précipite tous les animaux affamés sur ceux qui sont blessés ou malades), condamne « l’homme blessé » qui vit à l’Élysée,

 

à condition de ne pas oublier, à tous les niveaux, ces paroles de J.K. Rowling

 

« Il faut beaucoup de courage pour affronter ses ennemis mais il en faut encore plus pour affronter ses amis »,

 

il faut plus que jamais, à tous les niveaux, avoir « le courage de continuer » !

 

C’est ce que je me dis quand le découragement et la lassitude face à la bêtise humaine me touchent et m’envahissent…

 

C’est ce que devraient se dire (et agir vite en conséquence) « les princes politiques qui nous gouvernent » et qui jouent avec le risque d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir en France.

 

Si les dirigeants socialistes ont le devoir de s’interroger sur leurs lourdes responsabilités en la matière, je conseillerai à l’opposition UMP d’en faire autant.

 

Car si les premiers devraient changer en profondeur certains aspects de leurs politiques les seconds devraient tout autant changer certains aspects de leurs comportements et de leurs discours.

 

Sinon, comme l’a un jour dit Nicolas Sarkozy (dans un autre contexte et à propos d’un autre dossier qui ne l’avait pas alors grandi) :

 

« Demain tout devient possible, même le pire… ».

 

L’heure viendra peut être, au plus haut niveau de l’État, de reconsidérer qu’en période de crise mieux vaut l’expérience que donne l’âge qui avance que l’agitation que provoque une jeunesse qui s’enfuit…

 

Un certain nombre de sondages d’opinion semblent montrer que je ne suis pas le seul à le penser.

 

Somme toute, si on veut éviter l’arrivée au pouvoir de la famille Le Pen et sa cohorte de forces aux racines anti-républicaines et anti-démocratiques profondes, rien ne sert d’égrainer des incantations, il faut de l’unité dans l’action à l’instar de ce qui s’est fait dans des circonstances analogues ailleurs en Europe et au delà.

 

Cela s’imposera en cas de dissolution en 2015, (une dissolution à laquelle je m’attends   depuis plusieurs mois mais qui risque de s’imposer de plus en plus vite) cela ne s’imposerait plus en 2017 dans un cas contraire… il serait alors trop tard.

 

Cela serait utile au niveau local dès maintenant en évitant aux nouvelles majorités municipales de faire le contraire de ce qu’elles avaient promis avant mars dernier et aux nouvelles oppositions municipales de dire le contraire de ce que leurs « amis politiques » font là où ils sont majoritaires (ex : les rythmes scolaires à Marseille sous la baguette de l’UMP).

 

Reste enfin à chacun de bien peser les risques qu’il y a d’aller « Un pont trop loin »

 

« La nature est pleine de causes infinies que l’expérience n’a jamais démontré » Léonard de Vinci

(né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519