Intervention de Pascal Moyson sur le DOB au nom du groupe EPVA lors du Conseil municipal du 23 février 2016

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Une fois de plus, nous allons réussir à résoudre l’équation.

Une fois de plus, nous allons boucler un budget, malgré toutes les contraintes qui pèsent sur les collectivités.

Cette nouvelle réussite ne doit pas nous tromper. Elle ne peut pas être considérée comme banale : l’équation est chaque année plus difficile à résoudre.

 

La donnée de base est bien connue : c’est la baisse des dotations de l’Etat.

Pour y faire face, certaines communes ont décidé de sacrifier leurs investissements.

Nous ne faisons pas ce choix.

Nous garderons un budget d’investissement d’un montant équivalent à la moyenne du précédent mandat.

Là encore, un choix s’offrait à nous : nous pouvions profiter de la faiblesse des taux pour emprunter afin de financer ces investissements.

Nous ne faisons pas non plus ce choix. Un emprunt est une solution qui coûte cher : son remboursement pèserait chaque année sur le budget de fonctionnement, déjà amputé par la baisse des dotations.

 

Pour faire face à la baisse des dotations de l’Etat, certaines communes ont décidé de réduire leurs services à la population.

Nous ne faisons pas non plus ce choix. La majorité municipale est fortement attachée au service public. Ses principes d’égalité et de solidarité sont une mise en œuvre effective des valeurs de la République. Et c’est encore plus vrai en ces temps de crise et de menaces en tous genres : plus que jamais, le service public est indispensable et nous préservons tous les services qui sont fortement appréciés des Villeneuvois.

 

Pour faire face à la baisse des dotations de l’Etat, certaines communes ont augmenté les impôts locaux l’année dernière. Je pense par exemple à Bordeaux, plus 5 pour cent, Toulouse, plus quinze pour cent ou encore Marseille plus 5 pour cent.

Sans aller si loin, le graphique que vous a présenté Sylvain Estager était assez parlant : il montre que Villeneuve d’Ascq est une des grandes villes les moins taxées de la Mel.

Nous pourrions profiter de cette position privilégiée pour augmenter un peu ces taux.

Nous ne faisons pas non plus ce choix.

Nous pouvons d’ailleurs nous vanter d’une grande constance en la matière : pour la dixième année consécutive, les taux municipaux des impôts locaux ne bougeront pas.

 

Alors, me direz-vous, si vous n’avez ni réduit les investissements, ni alourdi l’endettement, ni réduit les services publics, ni augmenté les impôts locaux, comment avez-vous fait pour faire face à la baisse des dotations ?

Eh bien, nous avons travaillé. Nous avons poursuivi, comme pendant tout le mandat précédent, ce travail de gestion et de réflexion qui nous permet de préparer un budget à la fois rigoureux et ambitieux.

 

Si nous réussissons, c’est grâce à la volonté politique de la majorité, mais c’est aussi grâce au travail des agents.

Cette année encore, le personnel municipal a fait de gros efforts pour préparer le budget. En tant qu’adjoint au personnel, je tiens à le souligner et à remercier l’ensemble des agents pour leur participation à cette préparation exigeante.

Cela démontre une chose fondamentale dans notre gestion de la mairie : l’importance de la mobilisation de tous au service de l’intérêt général. Comme le disait Monsieur le Maire lors de ses vœux : seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin.

 

Pascal Moyson

23 février 2016