Carnet n° 456 du 29 mai 2017

« Il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de tous »

 

Quinze ans après sa création, Rassemblement Citoyen, qui avait fait de ce théorème la ligne directrice de sa nature, de ses objectifs et de son fonctionnement a montré (comme se définit un théorème « une affirmation qui peut être démontrée c’est-à-dire une assertion qui peut être établie comme vraie »),

 

quinze ans après sa création, RC a montré, disais-je, que c’était sans doute la seule alternative politique aux vieux partis politiques empêtrés dans leurs calculs politiciens et minés par leurs divisions…

 

Même si l’idée n’était pas complètement nouvelle quand on se souvient des alliances politiques nationales de 1947 à 1958 qui avaient permis de reconstruire la France et des alliances locales un peu partout qui permettaient d’avoir de larges majorités du centre gauche au centre droit, des alliances qu’ont connu bien des villes au temps du MRP mais aussi plus récemment la CUDL sous Pierre Mauroy, Martine Aubry et aujourd’hui la MEL avec Damien Castelain avec une majorité plus large encore pour laquelle Martine Aubry a œuvré avec courage.

 

Même si l’idée n’était pas nouvelle, disais-je, elle a connu le succès en terme électoral et ensuite en terme d’efficacité en 2008 à Villeneuve d’Ascq où elle s’est imposée face à une liste allant de LO au PRG en passant par les verts et le PS et à une autre liste étiquetée droite républicaine,

puis en 2014 quand elle s’est élargie au PS et ouvert au Modem.

 

Le parcours d’Emmanuel Macron s’est fait dans le même esprit avec un slogan « La République en Marche » qui n’est d’ailleurs pas tellement éloigné de celui de François Mitterrand de 1988 « La France Unie » qui lui avait valu une large victoire 7 ans après 1981 et après 2 ans de cohabitation.

Il nous a permis d’éviter un extrême populisme, violent dans le discours avant de l’être dans la rue dans sa recherche de boucs émissaires à ses échecs…

 

Il rassemblera demain dans sa majorité, comme hier dans son électorat, des élus de gauche du centre et de droite unis sur l’essentiel tout en assumant des différences respectables et respectées.

 

Et quand on entend aujourd’hui encore les « bribes de discours » des battus d’hier, on comprend qu’ils renforcent, sans peut être le vouloir, plutôt qu’ils n’affaiblissent le Président Macron !

 

C’est pourquoi l’homme de gauche et de Progrès que je suis n’a pas hésité, sans reniement ni ralliement, à dire qu’il soutenait le nouveau Président sans pour autant nier ses désaccords sur un certain nombre de points, que je souhaiterais une majorité élargie demain à des député(e)s PS qui ne méritent pas d’être « dégagé(e)s » (dixit Mélenchon) pour « cause d’étiquette » quand on sait leur travail qu’elles et ils ont fait durant 5 ans ou plus, des député(e)s, des élu(e)s et des militant(e)s qui devront reconstruire leur « Grande Maison » et non des petites chapelles…

 

Je les y aiderai (s’ils le souhaitent), tout comme je construirai ou j’aiderai à construire pour 2020 à Villeneuve d’Ascq une liste de large rassemblement à l’image de celle de 2014 … « et plus si possible » …

C’est pour moi une condition pour assurer la continuité de nos succès, et je suis prêt à y accueillir toutes et tous les représentant(e)s des générations citoyennes émergentes pour les aider à (comme on dit) «mettre le pied à l’étrier » et assurer le succès de la transition générationnelle.

 

Certes comme pour Emmanuel Macron, tous ceux qui le soutiennent et tous ceux qui veulent « changer la vie » et ne pas se fossiliser… ce n’est pas et ce ne sera pas simple !

 

Mais comme l’a dit Bertolt Brecht

 

« Ceux qui luttent ne sont pas sûr de gagner mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu »

 

En y rajoutant ces mots de William Jennings Bryan

 

« Le destin n’est pas une question de chance. C’est une question de choix ».

 

Au-delà des criailleries et des mesquineries, (pour ne pas dire pire…) sur internet et ailleurs, qui peut nier que le nouveau Président a plutôt fait un bon début de parcours et qu’il est entré dans la cour des grands ? ce qui vaut à la France un regain d’image positive…

Dans 2 semaines, le 18 juin au soir, on y verra plus clair,…

avec, je l’espère, autre chose qu’un raz de marrée injuste à l’image des législatives de juin 1968 ou de mars 1993 qui avaient été le résultat déjà d’une volonté d’éliminer les sortants…

 

Heureusement, et même si c’était pour partie le cas, la composition de la nouvelle majorité serait « plurielle », ce qui nous garantirait au moins d’éviter « un appel à couper des têtes » en référence au Congrès de Valence du PS d’octobre 1981…

 

Voilà ce qu’il m’a semblé important de redire en ce lundi 29 mai 2017 après « une semaine allégée » par « le jeudi de l’ascension », « ses ponts et ses viaducs »…

Une semaine qui s’est terminée par l’émouvante et forte à la fois « Journée Nationale de la Résistance », quelques spectacles, des compétitions sportives, des marchés et braderies, le tout sous un soleil de plomb qui fait du bien pour « recharger nos batteries » si on sait éviter les bouchons routiers pour accéder ou sortir de lieux où tout le monde veut aller alors qu’il y a tout autant d’autres lieux où on peut trouver du calme et de la sérénité, y compris à Lille ou à Villeneuve d’Ascq.

 

Ce 456ème carnet est l’occasion pour moi enfin de rappeler ma passion et mon amour du coquelicot devenu en 2002 le logo de Rassemblement Citoyen, mes écrits sous les titres de « Comm ‘ des p’tits coquelicots » et «Pour quelques coquelicots de plus » et, bien sûr, sa définition du Larousse 1972 :

 

« Le coquelicot est une plante qui, dans les champs, constitue une mauvaise herbe…

Coupée de ses racines, ses pétales se détachent et fanent en quelques instants… »

 

Le petit picard que je suis s’y est toujours retrouvé et s’y retrouvera toujours jusqu’à ce qu’il les rejoigne dans son village natal de Royaucourt et Chailvet… Même si, pour cela, le temps ne presse pas encore …