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Carnet n° 465 du 28 août 2017

« A côté des vrais grands hommes »…

 

Une conviction et des réalités, que François Mitterrand a ainsi exprimées :

 

« A côté des vrais grands hommes (et femmes) il existe ceux (et celles) qui croient l’être, (et qui sont) innombrables… »

 

Et au lendemain d’un week-end, et d’une semaine où on a vu sur « le champ de bataille dévasté du paysage politique français », les survivants des forces politiques (en dehors du Mouvement « En Marche » et des « Insoumis » qui sont nés et qui vivent tous les deux, pour l’instant, de l’existence d’un chef qui les a fait naître et grandir en quelques mois),

essayer d’exister en organisant dans leurs petites chapelles avec leurs quelques derniers supporters des tentatives de reprises (en « réinventant d’ailleurs souvent l’eau tiède »), je me dis que, une fois encore, François Mitterrand avait bien raison.

 

Non seulement, si rien ne prouve encore aujourd’hui qu’Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon rejoindront cette courte liste des « grands hommes » (et femmes), les inconnu(e)s d’hier ou les seconds couteaux d’avant-hier sont vraiment « innombrables » qui se voient déjà devenir des « grands hommes ou des grandes femmes » et pourtant… il ne suffit pas, pour cela comme l’écrivait François Mitterrand, de se « percher sur un des barreaux de l’échelle des grandeurs ».

 

On n’a même vu un François Hollande s’essayer à un « comeback », trois mois à peine après son départ de l’Élysée…

 

Je sais qu’en politique rien n’est jamais vraiment terminé pour un homme ou une femme qui en a encore l’âge et je pense qu’on reverra François Hollande, mais je lui « conseillerai » de ne pas se précipiter et de cesser de jours les « Lucky Luke » « en tirant plus vite que son ombre ».

A mon avis « les grands ou futurs grands » sont plutôt de celles et ceux qui ont su prendre du recul à la Juppé ou Bayrou, voire se taire comme Valls ou Montebourg…

 

Il faut, là aussi, « laisser du temps au temps » car, on le sait, « les Français ont la mémoire courte », « n’est pas Jupiter qui veut » et le temps des « bateleurs » (personnes exécutant des tours d’adresse ou de force dans les foires et sur les places publiques) est terminé depuis Georges Marchais…

 

Je le redis, quand on est comme moi engagé en politique depuis des décennies, qu’on en a ainsi vu de toutes les couleurs et qu’on croit aux idées et aux valeurs qui ont fondé sa vie,

on pense d’abord aux citoyens pour qui on doit se battre avant de songer aux échéances électorales futures.

 

C’est pourquoi, je le redis encore, et même si mes doutes sont de plus en plus nombreux et profonds, je souhaite pour la France et les Français que le Président Macron réponde aux espoirs de celles et ceux qui ont voté pour lui et qu’il réussisse à donner à la France davantage de bonheur… tout en transformant le modèle européen comme il s’y est employé cette semaine sur la directive des travailleurs détachés.

 

C’est d’ailleurs aussi pourquoi je redis aussi qu’il ne doit pas faire les mêmes erreurs que François Hollande sur le droit du travail (en collant encore plus aux exigences du patronat et des riches), qu’il ne doit pas affaiblir et appauvrir les plus fragiles et les plus pauvres en supprimant les emplois aidés, en alourdissant, sans réelles contreparties, la CSG, en enlevant des moyens à la vie associative, en bousculant et en asséchant les moyens des communes…

Quand on voit comment, avec qui et avec quoi une ville comme Villeneuve d’Ascq, menacée de disparition à peine née, une ville nouvelle et ex-ville nouvelle qui avait pourtant accumulé toutes les fragilités possibles a su se hisser, (c’est le Figaro qui le dit), à la sixième place des villes Françaises en terme de dynamisme, (méritant ainsi le label et l’image « d’une Ville en Mouvement ») on se dit aussi,  tel Albert Camus dans le Mythe de Sisyphe (1942) que : « La volonté d’arriver suffit à tout »

 

Puissent l’État et la MEL dans leurs décisions futures ne pas l’oublier…

 

Ceci étant, comme l’écrivait François Mitterrand, si « dans la vie il faut essayer d’aménager les cycles qui vont de la lassitude à l’enthousiasme », ce que j’ai fait durant 4 décennies en privilégiant toujours l’enthousiasme sans lequel il n’y a pas de réussite durable possible…, j’avoue parfois ma lassitude quand j’observe la vie politique et les comportements de ses leaders voire de certains de ses militants…

 

Pour autant je reste décidé à me battre pour ma ville, essayant de convaincre la MEL que c’est positif aussi pour elle, en montrant à d’autres qu’on peut être un bon exemple de bon usage des finances publiques y compris en comparant les budgets pour « renouveler et rénover » notre ville de Villeneuve d’Ascq avec ceux nécessités par les interventions lourdes dont celles de l’ANRU chez certains de nos voisins…

Là encore qu’on n’oublie pas que je suis de « la Génération Mitterrand » qui a dit « Dans la vie politique, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu ! » et que donc demain, comme hier, s’il le faut, je ne me laisserai pas faire.

 

J’en resterai là pour aujourd’hui lundi 28 août, « le jour premier » d’une semaine qui ouvre la rentrée, la plupart (à quelques exceptions près) des dirigeants, élus, cadres et militants étant rentrés de vacances …

J’aborde cette rentrée avec énergie (qui pouvait en douter ?), prêt à travailler avec toutes celles et tous ceux qui la partagent et en laissant aux autres le goût des petites manœuvres politiciennes… souvent médiocres… (pour ne pas dire plus ou pire)

Je suis certain que les potentiels de réussite existent au sein du « Camp du Progrès », quels que soient les choix faits au cours des derniers mois écoulés.

 

Et j’en terminerai, en tant qu’homme, avec deux citations de Victor Hugo que je liaisonne :

Si « La vie n’est qu’une longue perte de tout ce que l’on aime », son « horizon souligne l’infini ».