Carnet n° 477 du 20 novembre 2017

« Tout le monde peut faire des erreurs…. »

 

Ce n’est pas moi qui vous dirais le contraire… vu celles que j’ai pu faire dans tous les méandres de ma vie.

Tout comme François Mitterrand a pu dire que « Pour dire oui, il faut pouvoir (ou savoir) dire NON », il faut savoir reconnaître que si on sait pouvoir et avoir des réussites, il faut accepter de faire des erreurs et connaître des échecs.

 

Georges Clemenceau  disait en ajoutant avec une once d’humour teintée de perfidie :

« Tout le monde peut faire des erreurs. Les imputer aux autres, c’est faire de la politique »

 

C’est ce à quoi je pensais cette semaine à propos des partis, des femmes et des hommes politiques en commençant à travailler sur ma réécriture de mon petit ouvrage paru en 2006, « Comm’ des p’tits coquelicots »…

 

Emmanuel Macron, son mouvement « en marche » et ses élus en sont de « bons et beaux » exemples.

 

Là où il avait fallu plus de 70 ans aux partis se réclamant (d’ailleurs de plus en plus curieusement) du Général de Gaulle, quelques décennies au FN des « le Pen », un peu moins aux « écolos politiques », un siècle aux communistes et plus d’un siècle aux socialistes, pour construire et maîtriser des modèles s’appuyant sur ces mots de Clemenceau tout en s’en donnant les moyens, il n’a fallu que quelques mois à M. Macron pour « toiletter ce modèle » en le rendant d’ailleurs plus efficace grâce à tous les outils d’une soi-disant modernité…

 

Certains de ses supporters le vivent mal et menacent de faire sécession. Ils se trompent quand ils pensent, ce faisant, gagner car en politique il ne suffit pas d’avoir raison pour gagner : il faut être là au bon moment au bon endroit…

Et pour ce qui concerne « la République en marche », comme pour tous les partis politiques, tant qu’il y aura davantage de membres et d’élus que le système fait et fera « gagnants »… que de rebelles, dissidents ou frondeurs, tous ces derniers seront perdants… (même s’ils ont raison)…

L’histoire politique française en est remplie…

 

Monsieur Macron est un artiste en la matière : lui qui a largement inspiré et contribué à mettre en œuvre, en tant que conseiller et Ministre, certains des aspects les plus discutables de la politique de François Hollande ( qui l’ont d’ailleurs conduit à renoncer à être candidat, ouvrant ainsi une voie royale à son jeune successeur), non seulement « il gère son mouvement à la baguette » (c’est le moins qu’on puisse dire) comme l’ont fait ses aînés, mais, il le fait plus vite et plus fort.

Non seulement il engrange les effets positifs des politiques passées mais il rend responsables ses prédécesseurs de toutes les erreurs passées mais aussi présentes. C’est véritablement du « grand art » !

 

J’attends le jour où il osera dire que faire 4 milliards de cadeaux fiscaux aux très riches, c’est le résultat des erreurs de ses prédécesseurs de ne pas avoir su les retenir sur notre territoire…

Il n’en reste pas moins, et même si je continue à souhaiter à notre Président des réussites… dans l’intérêt de la France, de l’Europe et des Français(es), qu’il me semble toujours difficile, sinon impossible, de vouloir à la fois baisser les impôts des plus riches, réduire l’écart (le déficit) entre les dépenses publiques et les recettes publiques, maintenir des services publics sans réduire certains de ces services publics, concentrer les moyens restants de l’État sur les plus pauvres (au détriment des moins pauvres) et sans faire contribuer fiscalement davantage, (et en prélèvements divers), les pauvres, les moins pauvres et les classes moyennes…

Il a pour cela aussi depuis 6 mois et avec la loi de finances 2018, « un réel talent » que d’essayer de nous le faire croire !

 

Et comme cela pourrait ne pas suffire, M. Macron, son gouvernement et sa majorité ont trouvé un autre angle d’attaque pour diminuer ses dépenses et affermir son pouvoir : s’attaquer aux collectivités locales et à leurs élu(e)s, toutes et tous accusés d’être trop nombreuses et nombreux, trop coûteux et trop privilégiés et tout cela en les chargeant de responsabilités supplémentaires.

 

C’est ce qui permet à « la Gazette des communes » de titrer ainsi son analyse : « Bercy prend la main sur les collectivités locales » ce qui va d’ailleurs à l’encontre de l’article 1 de la Constitution Française du 4 octobre 1958 qui parle d’une République dont « l’organisation est décentralisée ».

Somme toute, là comme ailleurs, ce que les droites avaient toujours rêvé de faire, M. Macron l’a fait ou va le faire !

 

C’est l’illustration d’une situation politique que je ne cesse de rappeler avec regrets :

la « disparition » de la Social-Démocratie (portée par le parti socialiste), et donc le poids cumulé de la droite LR (même émiettée), de l’extrême droite et du parti du Président, face à une extrême gauche elle-même en voie de marginalisation, ne peut que conduire à ces situations d’injustice et d’inégalités avec à terme, en plus, de l’inefficacité économique (la plupart des économistes, même libéraux, le disent).

 

Reste heureusement encore, (mais pour combien de temps ?), l’action internationale et européenne de M. Macron dont on ne peut nier « les avancées significatives ».

 

Aujourd’hui 20 novembre 2017, jour anniversaire de l’installation en l’an 285 du dernier grand empereur romain, Diocletien (Caius, Aurélius, Valerius Diocletianus Augustus), du Traité de Paris qui mit fin à Napoléon après Waterloo en 1815, de la naissance du septennat présidentiel (une décision  « provisoire » au départ… qui dura 127 ans) du mariage de la reine Élisabeth d’Angleterre, et (enfin) de la mort du Dictateur Franco en 1975…,

aujourd’hui 20 novembre disais-je, après une semaine active Villeneuvoise sur tous les plans (Grand Angle, France Roumanie au Palacium, une Résidence du Moulin d’Ascq en fête, un crique Gruss scintillant, le festival des solidarités, des AG multiples, la Foire aux Livres à Concorde etc…etc…, (bien à l’image de « la ville en mouvement » qu’est Villeneuve d’Ascq).. ; et même avec une belle victoire (enfin) du LOSC sur St Étienne au Grand Stade…

Ce Grand Stade qui va accueillir la finale de la Coupe Davis France / Belgique vendredi, samedi et dimanche prochain.

Plus près de nous, dimanche après midi 26, aura lieu le spectacle de clôture de « l’Automne Bleu » à l’Espace Concorde.

 

On comprendra une fois encore que malgré mes insatisfactions et mes doutes sur la vie politique, mon engagement Villeneuvois et mon combat pour mes valeurs restent intacts… dans un esprit de rassemblement aujourd’hui comme demain

car pour moi aussi :

 

« Rêver seul ne reste qu’un rêve. Rêver ensemble devient la réalité »

(John Lennon 1940 – 1980)