Carnet n° 483 du 1er janvier 2018

« Bonne année 2018 ! »

 

A l’heure où chacun(e) y va de ses vœux en les personnalisant de vive voix ou en les écrivant de sa main… (comme je l’ai toujours fait et comme je continue à le faire), tandis que beaucoup d’autres usent de la « technologie » pour des envois multiples de mails ou de sms « en un seul clic »,

à l’heure donc où, souvent, on ignore le nom de l’auteur(e) de l’envoi des messages ou des animations reçus,

à l’heure enfin où on persiste, malgré tout, à attendre ceux de certain(e)s qui ne viendront pas et qui ne viendront plus,

on a assisté au spectacle des vœux Présidentiels 2017 / 2018 (instaurés, rappelons le, par le Président Charles de Gaulle en 1961).

 

La « com présidentielle » nous avait laissé attendre des originalités et des nouveautés sur la forme comme sur le fond et ce, dans tous les médias tout au long de la journée du 31 décembre (sachant que le discours du 31 à 20 heures avait été préalablement enregistré)…

Il n’en fut rien par rapport à ses prédécesseurs… et ce n’est pas étonnant s’agissant d’un « exercice obligé et contraint » dont il est difficile de s’écarter…

Il n’en fut rien, en effet, sinon que le message passé, non sans habileté, fut un peu long au regard de la capacité d’écoute des citoyens à cette heure et surtout compte tenu de ce qui fut dit.

 

Au demeurant, notre Président, légitimement élu (rappelons le toujours) en mai dernier avec des voix venues, nombreuses, de la gauche (comme d’ailleurs pour un certain Xavier Bertrand dans les Hauts de France et pour quelques autres Présidents de Région en 2015), est un « jeune » libéral de droite ! Il l’assume et il en est fier, balayant, sans état d’âme, d’un revers de la main celles et ceux qui ont voté pour lui pour éviter l’extrême droite et pas par adhésion à son programme….

 

Son choix est clair (et il ne s’en cache pas) : c’est ce que l’on appelle « la politique du ruissellement ».

On arrose les riches et surtout les très riches dès 2018 et on attend ensuite que des gouttes ruisselantes atteignent d’ici 2020 / 2022 les classes moyennes, les moins pauvres et les plus pauvres…

 

Outre le fait que les plus riches seront beaucoup plus riches dès 2018 tandis que les autres devront tous attendre,

si on fait le calcul de ce qui attend la plupart des Français dès ce premier janvier, les hausses de taxes (en particulier sur les carburants mais pas que …) sur les assurances et les mutuelles, la CSG, sans oublier les tarifs du gaz, les 10% des timbres poste (et tout ce qui est encore plus ou moins bien camouflé dans les divers budgets de l’Etat),

 

c’est sans doute habile mais les réalités seront dures sinon cruelles à l’heure des comptes pour une majorité de nos concitoyens ! (à l’image de la grenouille plongée dans une eau tiède que l’on chauffe contrairement au même animal plongé directement dans de l’eau bouillante…)

 

Cela ne m’empêche pas, encore aujourd’hui 1er janvier 2018, de souhaiter que la France réussisse malgré tout pour les Françaises et pour les Français… et que l’image européenne du Président Macron se traduise concrètement dans les faits…

Mais j’avoue avoir de plus en plus de mal et, ce faisant, de « frôler la sphère incantatoire » ce qui n’est pas dans mon tempérament d’homme réaliste et déterminé à la fois…

D’où, je le répète une fois encore, la nécessité de rééquilibrer le paysage politique français en faisant renaître une force social démocrate européenne entre d’un côté, LREM, Wauquiez et Le Pen et Mélenchon de l’autre…

 

Certains me diront que c’est « mission impossible »… peut être… sans doute… mais dans ma vie j’en ai vu d’autres et à mon humble niveau, j’ai mené d’autres « missions impossibles » non sans succès… comme celle d’avoir réussi à faire en 40 ans d’une ville éclatée, en faillite et menacée d’être noyée dans Lille, le quasi deuxième grand pôle de « la Métropole Européenne de Lille ».

J’ai donné pour cela beaucoup de moi-même. J’y ai sacrifié bien des pans de ma vie … et de mes proches.

Je ne dirai donc pas que j’en suis fier… mais les faits sont là et je ne vois pas qui (et pourquoi) pourrait les contester d’autant que si j’ai joué mon rôle, ce fut d’abord et avant tout celui de « Chef d’orchestre de la Grande formation de tous les Villeneuvois(es) » quels que soient leurs fonctions et activités, âges, titres et engagements, associatifs, sociaux, humains, sportifs, éducatifs, économiques…

 

C’est de cette immense aventure collective (dont je ne veux oublier personne) et de ses résultats dont je suis heureux et fier que je tire mes forces actuelles.

 

Pour ma Ville d’abord, « Villeneuve d’Ascq une ville en mouvement », dont j’aurai bientôt l’occasion de faire le bilan 2017… précisément et sans fard pour mieux tracer notre feuille de route 2018 sans grandiloquence mais avec réalisme, précision et détermination.

Pour ma ville toujours en commençant à préparer l’après 2020 en termes de projets et d’équipes avec toutes celles et tous ceux qui le voudront…. sans exclusive…

 

Pour mes idées et mes valeurs, européennes, solidaires et humaines « où le social n’est pas que le résidu-peau-de-chagrin de l’économique » cher aux libéraux (et donc tout le contraire de ce fameux « ruissellement » cher « aux nantis de tous temps »).

Même si je ne conteste pas qu’il faut créer des richesses pour les répartir au mieux, je conteste que pour créer des richesses il faille rendre les déjà très riches encore plus riches et les fragiles encore plus fragiles.

 

Il faut d’abord que « chacun se sente bien dans sa peau » pour donner le meilleur de lui-même à tous, tout en en recevant sa juste part de revenus, d’estime et de respect.

 

Dans la société d’aujourd’hui… on en est loin.

Raison de plus pour moi de continuer à me battre

Et cela même si, à l’instar du chêne de la célèbre fable de Monsieur Jean de la Fontaine, « le chêne et le roseau »,

si je ne serai jamais « un roseau » qui plie avec le vent comme on en voit tant sur tous les bords de la vie politique actuelle,

je n’ignore pas, qu’avec le temps, les « racines » se fragilisent et surtout qu’avec « les dérèglements » de tous ordres, les « vents » soufflent de plus en plus fort… au point qu’un jour :

(je cite Jean de la Fontaine)

« Venu du bout de l’horizon, accourt avec furie…le vent redouble ses efforts et fait si bien qu’il déracine celui de qui la tête au ciel était voisine et dont les pieds touchaient à l’empire des morts »

 

Bonne année 2018 à toutes et à tous !