Retour sur le conseil municipal et réaction aux propos de Madame Bariseau tenus dans la Voix du Nord.

« Florence Bariseau persiste et signe »… dans le ridicule

 

« Une présentation budgétaire sous forme de discours national extrême gauche, populiste, des attaques à la mitraillette de la politique du gouvernement, une bande son :  » l’Internationale » (sic),  une extrême droite qui approuve… »

C’est par ce jugement, tout en finesse et sans caricature aucune, que Florence Bariseau résume via son compte twitter l’exercice de présentation du Budget Primitif en Conseil Municipal,  jeudi dernier.

Elle oublie de préciser que cette année, pour notre fête nationale, les chars de l’Armée Rouge défileront dans la ville et qu’en guise de réjouissances populaires nous dévorerons quelques enfants…

Si le ridicule ne tue pas, il peut parfois prêter à sourire.

Hélas, il peut aussi corrompre la vie démocratique.

Le groupe d’opposition V.A.T. s’est effectivement montré incapable de produire une intervention structurée, qui respecte les formes fondamentales et sincères du débat budgétaire. Multipliant les contresens, les approximations ou les contre-vérités à travers une prestation jugée pudiquement « brouillonne » par la presse locale, il ne s’est pas montré à la hauteur de l’enjeu.

Dans ces conditions, la tenue d’un véritable débat démocratique contradictoire mais constructif,  est en effet des plus compliquée.

A l’image d’une Florence Bariseau qui ne siège dans aucune commission thématique depuis le début du mandat, de représentants muets dans les commissions qui préparent le budget ou d’amendements irrecevables car ne respectant pas les cadres juridiques de l’exercice, l’opposition de droite fait preuve d’un dilettantisme et d’un amateurisme qui interpellent dans leur finalité… et préfère ainsi s’en prendre personnellement au Maire, comme artifice pour dissimuler ses propres carences.

Rappelons que quelles que soient les idées qui les opposent, les élus d’un Conseil Municipal  sont avant toute chose les représentants de concitoyens qui leurs ont accordé leur confiance. Ils sont élus pour travailler, débattre, construire et honorer le mandat qui leur a été confié.

Ne pas siéger dans les commissions, être systématiquement absente(e) dans les structures où l’on a été désigné(e), n’apporter aucune véritable participation aux débats c’est trahir ces mêmes électeurs.

A l’heure où nos concitoyens en appellent à une vraie moralisation de la vie politique, nous ne pouvons que déplorer que l’opposition de droite V.A.T. – à l’exception notable de M. Baledent et de Madame Auber récemment entrée au Conseil Municipal- s’inscrive dans une dérive matinée à la mode Laurent Wauquiez et qu’elle limite son action politique aux attaques personnelles,  à quelques effets d’annonce sous forme d’invectives  ou  à quelques « tweets » caricaturaux.

 

Sylvain Estager

Adjoint aux finances et à la commande publique

Président du groupe E.P.V.A.