Carnet n° 503 du 22 mai 2018

Villeneuve d’Ascq, une ville à vivre !

 

J’aurais pu, une fois encore, consacrer la totalité de mon 503ème carnet à la politique, à notre situation nationale et à la situation internationale.

Les éléments, pour cela, n’ont pas manqué durant la semaine écoulée et ne manqueront pas au cours de la semaine qui s’est ouverte hier.

Si les médias ont, en effet, réservé l’essentiel de leurs écrans au mariage princier britannique, aux « querelles d’héritage de Johnny » voire à « Macron au fort de Brégançon »,

l’actualité de la semaine nous a montré les terribles images d’affrontements à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, des affrontements consécutifs d’abord à l’anniversaire de la création de l’État d’Israël,  il y a 70 ans le 14 mai 1948, voté par l’ONU et toujours refusé par les Palestiniens, mais aussi attisés par le « déplacement officiel » de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem…, des images terribles à la limite de l’insoutenable qui nous rappellent ces mots de B Spinoza :

« La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de confiance et de Justice »,

des mots à méditer quand on sait la situation libanaise avec le Hezbollah, les bains de sang en Syrie, les violences au Sud de la Turquie, « la bombe iranienne » de Donald Trump, les querelles religieuses, l’Irak convalescente, la situation troublante de l’Arabie saoudite et des Émirats,

des situations qui, à tout moment, peuvent déboucher sur une guerre mondiale nucléaire.

La semaine écoulée a aussi préparé en Italie une alliance gouvernementale entre les populistes et l’extrême droite qui va non seulement dynamiter leur pays mais aussi faire trembler l’Europe qui connaît un peu partout ces mouvements qui nous rappellent les années 30 du 20ème siècle, une Europe dont l’Italie est d’ailleurs un des pères fondateurs…

En France, on a reparlé de M. Cahuzac condamné pour fraude fiscale, des grèves qui continuent, d’une mobilisation qui ne faiblit pas à la SNCF, d’une grande journée de grève ce 22 mai dans la fonction publique, d’une marche conduite par les Insoumis et la CGT le 26 mai prochain…

sans oublier un malaise et un mécontentement de plus en plus profond du « peuple de gauche » et aussi d’une large part du peuple de France.

Si les sondages créditent encore « les marcheurs » de 27 %… cela veut aussi dire que 73 % des Français sont contre le gouvernement à des degrés divers… (Puisse notre Président Macron ne pas l’oublier !).

Oui donc, avec ces éléments et bien d’autres encore, comme cet attentat au couteau à Paris et cette nouvelle fusillade dans un collège américain du Texas, j’aurais pu sur ces thèmes et ces situations « dérouler » la totalité de mon 503ème carnet.

Mais la semaine et le week-end villeneuvois sous un soleil enfin revenu,

les multiples manifestations qui se sont déroulées dans tous nos quartiers, sportives, festives, culturelles, et de mémoires,

 

 

 

 

 

« à coups de concerts » de l’Ecole de musique, de braderies et de vide greniers, d’expositions à la Ferme d’en Haut (De femmes en femmes du Nord), au Musée du Château et à l’Atelier 2, d’entraide avec Annappes Entraide, des jeux au LCR des Cygnes, du triathlon scolaire, du Beach Volley, de l’athlétisme avec l’ACVA, du Handball avec l’HBCV, du basketball avec l’ESBVA, du rugby avec le LMRCV, de la GRS, sans oublier un échange d’élèves entre un collège de Leverkusen et le Collège Rimbaud, sans oublier non plus Asnapio, le Musée du Terroir, le Mémorial d’Ascq 1944 et, bien sûr, « la Nuit des Musées » qui a scintillé un peu partout… y compris au LAM,

 

 

 

 

 

oui, donc, la semaine écoulée sous le soleil villeneuvois, avec, en plus, les promenades dans nos parcs reverdis et autours de nos lacs, tout m’a incité, cette fois-ci, à reparler de notre ville, Villeneuve d’Ascq.

Si, en plus, j’ajoute, le déroulé, durant tout le week-end, du 22ème tournoi international de football U15 à Ascq devant des centaines, (voire des milliers de spectateurs au total),

Villeneuve d’Ascq aura, une fois encore, montré quelle ville bouillonnante, rayonnante, festive, animée, attractive, elle est.

Oui vraiment, et j’en suis fier pour y avoir contribué avec l’ensemble des villeneuvois,

Villeneuve d’Ascq est ville en mouvement, une ville où malgré la dureté des temps, tout reste possible ou presque.

Somme toute, Villeneuve d’Ascq est bien « une ville à vivre »,

une ville où davantage que de faire « plus », j’ambitionne pour l’Avenir de toujours essayer de faire mieux et ce, avec l’aide de chacun individuellement et collectivement, sous toutes les formes citoyennes possibles… associatives et autres…

Quel challenge pour l’avenir !… un challenge qui, pour moi, est à la fois « cause et conséquence » d’une forme retrouvée après quelques mois difficiles… pour raisons de santé.

J’ai pu en discuter avec et m’exprimer devant les militants de mon mouvement « Rassemblement Citoyen » pour préparer une feuille de route pour un Projet Villeneuvois 2020 / 2026 s’inscrivant, bien sûr, dans la continuité mais aussi, sinon surtout, dans l’innovation humaine, une préparation à laquelle j’appelle les citoyens que cela intéresse, dans un esprit de rassemblement qui additionne sans sectarisme les diversités qui font notre richesse collective.

Plus que jamais, en ces temps de tension et d’agressivité, je pense et je dis qu’ « il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour travailler ensemble au service de tous ».

Comme l’a écrit Victor Hugo dont j’ai récemment retrouvé l’esprit au cœur d’un Tréport qu’il aimait :

« Le passé amène l’avenir »

En n’oubliant jamais ces paroles de René Clair :

« L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant ».

C’est dans cet esprit illustré par toutes ces citations que j’entends bien mettre toute mon énergie pour terminer les dossiers villeneuvois en cours, contribuer à renforcer ce que j’appelle « le Camp du Progrès » et préparer l’échéance de mars 2020, en particulier dans les domaines du « mieux vivre ensemble » et d’une écologie au quotidien sous toutes ses formes.

Dans tous ces domaines, nous avons déjà toutes les bases, tous les outils, toutes les énergies potentielles.

Il nous faut, bien sûr, les canaliser, les organiser sans doute mieux et passer dans la ville d’une phase expérimentale à une phase plus généralisée que ce soit dans le domaine des agricultures urbaines à circuit court ou dans celui d’une architecture et d’un urbanisme qui concilient mieux une meilleure utilisation des espaces disponibles et le souhait de logements qui assurent au mieux la tranquillité de chacun(e).

Ce sont deux objectifs parmi quelques autres qui conditionnent « le mieux vivre » et « le mieux vivre ensemble ».

On le voit, on a encore à Villeneuve d’Ascq bien « du pain sur la planche » et bien des raisons de travailler ensemble quels que soient l’âge, l’origine, la situation ou les idées de chacun(e)….

Seules comptent, en conditionnant bien sûr le reste, les valeurs républicaines, laïques, solidaires et écologiques.