Carnet n° 509 du 2 juillet 2018

« Pour que les choses soient bien claires » (suite)

 

Si déjà, sous ce même titre dans un texte publié sur mon blog ce vendredi 29 juin, j’ai senti la nécessité de préciser clairement mon calendrier de travail durant les 21 mois qui nous séparent des prochaines élections municipales, en indiquant que ce sera le 27 février 2019 que j’annoncerai mes intentions en la matière,

il me semble tout aussi utile, en ce lundi 2 juillet, de dire tout aussi clairement mes positions vis-à-vis du Président Macron et de ses politiques, de l’Union Européenne à 11 mois du renouvellement de son parlement, de nos sociétés et de leurs problèmes (sinon plus), du monde avec ses violences, ses tensions et ses périls environnementaux,

avant d’en revenir à Villeneuve d’Ascq et à la MEL aujourd’hui et demain.

 

  • Vis-à-vis du Président Macron, de son gouvernement et de ses politiques,

en conformité avec mes valeurs et comportements éthiques tout au long de ma vie publique, mon attitude est et sera toujours Républicaine, loyale, exigeante sans excès de langage ni compromis douteux, ce que j’ai montré jeudi encore en allant signer avec Édouard Philippe le contrat financier proposé par l’État et validé à l’unanimité par notre Conseil Municipal Villeneuvois.

Si certain(e)s, dans la vie politique, voient dans l’échec des pouvoirs en place, échec que je crois probable, une chance pour eux de venir ou de revenir aux affaires, j’y vois d’abord une malchance pour la France, les Français et surtout les plus faibles et les plus fragiles d’entre eux.

C’est pourquoi mes critiques souvent virulentes des politiques menées et des décisions prises sont aussi « des mises en garde » pour qu’ils changent de cap et de style avant qu’il ne soit trop tard !

A ce propos, les mécontentements, les colères qui se multiplient et les « trous d’air » dans les sondages devraient, pour le moins, les « interpeller »… s’ils ne sont pas complètement sourds et aveugles.

Très clairement, je continuerai sur cette voie, sachant pourtant que cela me fera, bien sûr, rejeter par les « pour » et par les « contre »… mais j’assume !

 

  • En ce qui concerne l’Europe, le moins que l’on puisse dire c’est que l’Union Européenne va mal, très mal même… Mais dire aussi que sans cette « Union Européenne », ce serait pire.

Rappelons que : l’Union Européenne, ce sont 28 États (dont la Grande Bretagne sur le chemin de la sortie), 4,5 millions de km2 (9 fois la France), 511 millions d’habitants (8 fois la France), et c’est aussi la deuxième puissance économique au monde derrière les États-Unis.

Elle souffre aujourd’hui de fièvres nationalistes graves, de doutes profonds, d’incompréhensions majeures et surtout d’une perte de mémoire de son passé du 20 ème siècle quand les mêmes fièvres et doutes ont conduit aux pires malheurs.

Si cela continue, on y retournera et « l’immonde » renaîtra !

C’est pourquoi, l’Européen que j’ai toujours été, que je suis et que je resterai s’est battu, se bat et se battra pour une « Autre Europe », humaine, sociale et culturelle, constituée de pays sans doute en moins grand nombre qui partagent et partageront effectivement les mêmes valeurs portées par un projet fédéral (exit les pays amateurs d’une Europe « super marché »)

C’est pourquoi je suis pour « une Europe en mouvement » et non « une Europe en marche… arrière »

C’est pourquoi je ferai mes choix de campagne et de vote en fonction des programmes et des listes proposés, sous réserve qu’y figurent des candidat(e)s « pour faire le boulot à Strasbourg et à « Bruxelles » sans « politicien(ne)s parisiens » ni politiciens « recyclés » (suivez mon regard !)

  • Pour ce qui est du Monde, tout aujourd’hui risque de nous mener à sa fin (et donc à la nôtre) à coup de dérégulations, de rapports de force, et de « loi du plus fort », de violences, d’intégrismes, d’inégalités, de dérèglements climatiques voire, de guerres de religions.

Les dirigeants du monde sont pour le moins égocentriques, violents, revanchards… et, en plus, « électoralement » ça marche !… il suffit pour cela de regarder du côté des États-Unis de Donald Trump, de la Russie de Poutine, de la Turquie d’Erdogan, de l’Italie, de la Hongrie, de la Pologne…

J’arrête là une liste non limitative en espérant qu’elle n’ira pas jusqu’à Paris.

Que les cendres de Simone Veil qui reposent depuis dimanche au Panthéon nous inspirent tout comme celles de De Gaulle ou de Mitterrand !

Il faut redonner du sens et des pouvoirs à l’ONU, retrouver le courage nécessaire pour réduire (à défaut de supprimer) les désastres climatiques annoncés, laisser les religions à leur place qui sont du domaine de la conscience de chacun.

Non « la France n’est pas la fille aînée de l’Église » (Henri Dominique Lacordaire 1841 et Jean Paul II 1980).

En se souvenant de ces paroles du Dalaï Lama :

« La religion ne transforme pas les hommes en criminels. Ce sont les criminels qui utilisent les religions comme alibi ».

 

  • A Villeneuve d’Ascq enfin au sein de la Métropole Européenne de Lille, je l’ai dit vendredi et je le répète, je n’ai pas encore pris de décision quant à ce que je ferai en 2020.

Je rendrai publics mes choix le 27 février 2019, « une date fétiche » non seulement parce que c’est l’anniversaire de ma naissance, la date où j’ai siégé pour la première fois en Conseil Municipal en 1976, celle où j’ai annoncé, le 27 février 2000, ma non candidature en mars 2001, celle où, en 2002, j’ai créé Rassemblement Citoyen, celle en 2007 où j’ai confirmé ma candidature aux Municipales de 2008…

D’ici là, je travaille sur nos dossiers Villeneuvois et métropolitains qui sont vitaux pour notre avenir.

Je prépare, à mon niveau et avec les militants de Rassemblement Citoyen, « notre Projet pour Villeneuve d’Ascq 2020-2026 » et l’équipe qui sera chargée « de la mettre en mouvement » si les électrices et les électeurs en décident ainsi.

La place qui sera la mienne en 2020 sera fonction des qualités de notre projet qui conjuguera « continuité et innovations », de l’équipe chargée de la mettre en œuvre, du Rassemblement que nous aurons réussi à opérer « hors des sentiers battus des jeux politiciens », voire, des résultats d’un sondage en cours commandé et financé par notre mouvement (qui je le rappelle tire ses ressources des élus RC).

 

Je pense que Villeneuve d’Ascq vaut mieux que des affrontements politiciens (mais peut-être que je me trompe) entre Marcheurs et Insoumis sinon entre les restes des LR et du PS avec toujours, tapis dans l’ombre, une extrême droite aux visages multiples.

On les voit toutes et tous sortir de leurs cocons, directement ou via « leurs poissons pilotes ». Le Conseil Municipal de mardi dernier en a aussi donné « un des top départs » avec des votes, des abstentions et des non-votes pas toujours très compréhensibles sans cela.

Quant à la MEL « le lynchage » de son Président est en cours. A lui, et à lui seul, de montrer ses capacités de résistance avec l’aide de celles et ceux, qui, comme moi, travaillent à ses côtés en confiance et en m’exprimant, avec force, quand c’est nécessaire !

 

 

 

 

 

 

Oui à Villeneuve d’Ascq qui a vu cette semaine encore et ce week-end dernier ses activités scintiller (concerts, fêtes d’écoles, galas de danse, AG associatives, sans oublier les 35 ans de Résidence + et la mise à l’honneur d’un de ses grands militants), ainsi qu’à la MEL qui fête ses 50 ans,

« pour que les choses soient bien claires », aujourd’hui comme hier,

je travaille, je travaille, je travaille… et demain on verra.

 

 

 

 

 

 

Car comme l’a dit Albert Camus : « Créer c’est donner une forme à son destin ».

Sachant qu’à l’instar d’Antoine de Saint-Exupéry : « L’essentiel est invisible pour les yeux »,

et que pour nous, comme pour moi,

« Tout ce qui est dans la limite du possible doit être et sera accompli » (Jules Verne)