Carnet n° 530 du 26 novembre 2018

« Les marrons en question … »

 

J’aurais voulu, cette semaine enfin, pouvoir parler d’autres choses en ouverture de mon carnet hebdomadaire que des conséquences déplorables des politiques, décisions, déclarations et provocations du macronisme « En marche arrière »… quand on sait tout ce qui s’est passé de positif à Villeneuve d’Ascq, avec, en particulier, la finale de la Coupe Davis, ses plus de 70 000 spectateurs cumulés au Grand Stade, et les fêtes de clôture de « l’Automne bleu des aînés» à l’Espace Concorde.

Malheureusement, les importants désordres de samedi dernier, en particulier sur les Champs Élysées à Paris, une première d’ailleurs depuis le 6 février 1934, des barricades en feu, des échanges violents de coups  entre policiers et manifestants, des images toutes très négatives pour la France, pour Paris et pour ce que l’on appelle « la plus belle avenue du Monde », des violences, leurs raisons et la manière de les gérer (ou de ne pas les gérer) m’ont fait penser à ces « marrons » que l’on retrouve dans 2 expressions,

l’une issue d’une chanson de Ricet Barrier interprétée par Pétula Clark dans les années 70,

« Chauffe un marron, ça l’fait péter »,

l’autre, peut être plus connue sans doute

« Tirer les marrons du feu » qui signifie « tirer avantage d’une situation pour soi-même (parfois même malhonnêtement) » (suivez mon regard).

Il est sûr que la gestion de la crise des gilets jaunes, je le dis depuis le début, me confirme que beaucoup de nos dirigeants conjuguent de manière insensée, « amateurisme » et « arrogance ».

« Amateurisme » dans la préparation et la gestion physique sur place de ces manifestations.

« Arrogance » dans les « mouvements de mentons » et les phrases démesurément agressives de Ministres et autres dirigeants macronistes sans oublier le tweet (à la Trump) de M. Macron de samedi soir : « Honte à … honte à… honte à … » (3 fois, comme il y a 8 jours avec son mea-culpa mais là… contre les citoyens en colère allant jusqu’à en accuser certains d’avoir « violenté » d’autres citoyens).

Si on ajoute à cela, entre autres, le terme de « séditieux » utilisé par le ci-devant ministre de l’intérieur ex-PS, contre les gilets jaunes, « séditieux » signifiant dans les dictionnaires : ceux qui commettent des crimes contre la sécurité de l’État ou (et) qui organisent des mouvements insurrectionnels,

les expressions sur « les marrons » rappelées en ouverture de ce 530ème carnet trouvent tout leur sens !

Mais vu la gravité de ce qui se passe et de ce sur quoi cela pourrait déboucher, je ne m’arrêterai pas à ces expressions pour reprendre plus sérieusement une citation d’Albert Camus :

« Quand les partis et les hommes se trouvent assez persuadés de leurs (bonnes) raisons pour … fermer la bouche de leur contradicteurs par la violence, alors la Démocratie n’est plus ».

« Heureusement (si je puis dire) que M. Darmanin aura presque réussi à nous faire « rire » quand il a mis en parallèle le reste à vivre des Français en colère et ses notes de restaurant… (et en plus, j’ai lu ce matin qu’il « assume »).

Une fois encore, à ce niveau et avec une telle morgue… en 55 ans de vie militante et 42 ans de vie élective…, je n’ai jamais ni vu ni entendu cela y compris en mai 68…

« Les princes qui nous gouvernent » nous disent que « la porte est fermée »… Ils oublient (et en tant que Démocrate et Républicain je le regrette) qu’il n’est de porte qui ne puisse être enfoncée ni de citadelle qui ne puisse être prise…

J’ose encore espérer qu’ils en prendront conscience et qu’ils changeront de politiques mais plus le temps passe, plus c’est difficile, plus les concessions faites acceptables au départ deviennent insuffisantes du fait du temps perdu.

Car comme l’a dit un auteur américain, Charlie Huston :

« La violence, c’est comme le reste, plus on s’y adonne, plus on s’y habitue ».

« Ainsi vont les choses en politique » quand, pour faire « table rase » entre le « monarque » et le peuple on casse les corps intermédiaires que sont les élus locaux, les syndicats et les associations, on rentre dans des « face à face » où la raison se perd, les interlocuteurs se succèdent à une vitesse accélérée et les compromis deviennent impossibles à négocier d’abord et à mettre en œuvre ensuite.

Quand on lit les journaux régionaux avec « ce qui reste de rubriques locales », on constate que c’est là que la vie continue avec et grâce à l’énergie des élus locaux de toutes sensibilités et des associations de toute nature.

A Villeneuve d’Ascq, après un Conseil Municipal serein ce mardi, où toutes les décisions on été prises à l’unanimité des 4 groupes « EPVA », PS, VAT et Patriotes , preuve du bon sens de l’intérêt général de tous nos élus et ce, dans l’attente de la campagne électorale à venir, et c’est pour moi aussi une satisfaction voire une fierté, la vie a continué, économique, commerciale, festive, solidaire, sportive, en conjuguant le vécu du présent souvent difficile pour beaucoup de nos concitoyens et la construction de l’Avenir de Villeneuve d’Ascq.

Villeneuve d’Ascq, une grande et belle Ville rayonnante, innovante et universitaire, « Une Ville en mouvement », une Ville nature, une Ville de l’écologie au quotidien (bien illustrée samedi au Forum des Sciences par « la Fête de l’éco attitude), une Ville qui va voir renaître « les Mongolfiades du Héron » en 2019, une Ville des sports et une Ville des mixités et du « vivre ensemble »,

j’arrête là… car il me faudrait deux pages de plus pour ne serait-ce que citer tous les événements du week-end partout, dans tous les quartiers et dans tous les domaines.

Quelques mots quand même sur les manifestations de clôture de l’Automne bleu des Aînés organisées par le service municipal des Aînées et la maison des Aînés à l’Espace Concorde avec un seul mot d’ordre :

« Après avoir rajouté des années à la vie, on rajoute de la vie aux années »,

pour être et rester, quel que soit l’âge, des citoyens à part entière pour qui le CCAS, certes, pour eux comme pour tous, apporte des services d’accompagnement pour aider à réduire les effets négatifs du vieillissement ou de la maladie sans en nier les atouts liés à l’expérience acquise.

A Concorde sur deux jours, nous fûmes plus de 1200 à en faire l’expérience d’abord avec un spectacle cabaret samedi et une belle fête de clôture intergénérationnelle dimanche.

Quelques mots aussi sur l’ouverture des marchés de Noël chaque week-end au Château de Flers, Cosette et les enfants, l’AADLH, la Saint Sébastien, des marchés dans plusieurs LCR, des animations, des sports, la Philharmonie d’Ascq etc… etc…

Quelques mots enfin sur la finale de la Coupe Davis qui s’est déroulée à Villeneuve d’Ascq (et pas à Lille), une belle grande fête malgré un résultat « décevant »…

Mais c’est aujourd’hui souvent ainsi avec le sport pro …

Une fois encore et pour conclure :

Dans un monde qui tourne fou, heureusement qu’il y a nos villages et nos villes que font vivre leurs élu(e)s, leurs associations et leurs citoyens.

C’est en raison de la « casse » et du mépris qui ruissellent des « sommets de l’État » que j’en veux aujourd’hui autant à ceux qui s’en rendent coupables depuis l’Élysée, Matignon et Bercy.

C’est d’ailleurs une des quelques rares raisons qui me reste aujourd’hui avec mon amour de ma ville, de continuer à vouloir me battre à côté de bien d’autres raisons qui vont dans le sens contraire et qui me poussent vers la « sortie de scène »…

Et puis comme l’a dit Albert Einstein, un grand scientifique visionnaire, avec l’humour qu’on lui connaît :

« La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».