Carnet n° 535 du 31 décembre 2018

31 décembre 2018 … Enfin !

 

C’est peu dire que l’année 2018 qui s’achève aujourd’hui 31 décembre aura été une des pires qu’il m’aura été donné de vivre et de voir vivre…

Pour ce qui est de ma personne, c’est peu dire en effet qu’elle avait mal commencé quand je me suis en pleine nuit du 11 au 12 janvier, à deux jours de la cérémonie des vœux aux villeneuvois , réveillé au CHR de Lille victime d’une septicémie d’une gravité qui conduisit le médecin à me dire que mon pronostic vital était engagé.

Moi qui n’avait jamais connu d’hospitalisation au CHR, j’ai pu et je peux encore, une fois guéri, témoigner de la qualité de notre système de soins, du dévouement de ses équipes médicales d’un bout à l’autre des hiérarchies, mais aussi de ses fragilités, résultats de « plans d’économies à la hussarde » imposé par l’État depuis des années.

Autre et dernier élément positif de cet épisode douloureux, le fait qu’ensuite on regarde et on vit la vie différemment surtout quand, dans le même temps et ensuite tout au long de l’année 2018, j’ai vu des ami(e)s « n’avoir pas ma chance », de Philippe Lestienne en janvier à Michel Despres en juillet et à Martine Carette en décembre, trois parmi plusieurs autres qui sont et resteront toutes et tous dans mon cœur et dans ma mémoire et à qui je veux penser avec affection, mélancolie et tristesse en ce lundi 31 décembre.

Mais au-delà de ma personne et de toutes celles et ceux qui ont souffert dans leur chair et dans leur cœur, l’année 2018 aura été sans aucun doute la pire année que j’ai pu voir, dont j’ai été un modeste acteur, et surtout un observateur avisé du fait de mon expérience fruit de mon âge et de 55 ans d’activité… sur le plan national et sur le plan européen, sans oublier les périls qui menacent le Monde et les incertitudes qui guettent nos communes et leurs élu(e)s, derniers contacts directs possibles hors des mouvements sporadiques, violents et souvent imprévisibles quand les citoyens se sentent bafoués et démunis d’interlocuteurs directs hors de ceux qui occupent les plateaux de télévision avec souvent une arrogance non dissimulée.

L’année 2017 avait « dégagé les anciens », mis en place des plus jeunes, et même créé de l’espoir chez beaucoup de non concitoyens …

Le et les acteurs de « cette conquête du pouvoir en mode commando » se sont crus investis d’un pouvoir suprême leur permettant avec brutalité de casser nos cadres et nos modèles en privilégiant  les très riches, détenteurs de la réalité des pouvoirs et en méprisant les autres tout en supprimant les corps intermédiaires…

On se souvient des multiples déclarations, pour certaines indécentes du Président Macron (« je suis seul responsable », qu’on vienne me chercher…) et des attitudes de ses proches qui font à nouveau aujourd’hui la « une » des médias.

A l’instar de Napoléon 1er dans sa conquête de la Russie en 1812, l’avance fut rapide et sans grande résistance jusqu’à Moscou… mais après… ce furent la retraite de Russie, la Bérézina et la grande armée impériale taillée en pièce.

Du côté de la « macronie » l’avance fut rapide durant 12 mois et ce, jusqu’en mai dernier avec le 1er mai des incidents, des violences, le rôle joué par un « membre éminent » de l’entourage présidentiel, des dénégations d’abord, des demi-mesures ensuite, des découvertes et des constats sur les rôles et moyens des uns et des autres etc…

S’il avait existé à ce moment-là, une véritable autorité républicaine au sommet de l’Etat avec ,en face,une ou des vraies oppositions organisées, le mois de juillet aurait pu être décisif pour arrêter la spirale commencée en mai.

Il a donc fallu attendre « un mouvement spontané populaire et populiste », dit des gilets jaunes pour le régime démontre ses faiblesses et ses incompétences comme jamais dans notre Histoire.

Et en ce 31 décembre 2018, c’est loin d’être fini !

Il est sûr que, c’est plus facile de condamner des auteurs d’exactions en gilets que des porteurs d’armes dotés de brassards sans droits ou de titulaire sans titre de « passeports diplomatiques », comme il est plus facile de me convoquer devant le tribunal correctionnel pour le simple fait que le journal municipal de Villeneuve d’Ascq a publié un article du FN en novembre 2015 mettant en cause une élue LR dans le cadre du droit d’expression des élus d’opposition…

Pour le peuple, cela s’ajoute aux baisses de pouvoirs d’achat et à toutes les autres injustices.

Mais ça, dans les sphères du pouvoir, c’est parfaitement incompréhensible.

« Cerise sur le gâteau », durant ces derniers jours de décembre, c’est l’heure du retour du cas Benalla.

Les dénégations des princes, princesses, vassaux et autres… qui nous gouvernent ne changeront rien et l’année 2019, quoi que l’on puisse se souhaiter de beau et de bien, s’annonce d’ores et déjà périlleuse… voire pire.

Et je le dis en pesant mes mots, que ce soit au niveau national, au niveau européen où les élections s’annoncent désastreuses, dans l’équilibre Est / Ouest / Chine, au Moyen Orient, du côté de chez Trump et bien sûr avec toutes leurs conséquences dans nos communes à la veille des élections municipales, il n’est rien dont on soit sûr qui ne puisse arriver.

Et même si, à quelques heures de ce que l’on appelait dans l’ancien monde des réveillons et des festivités, devenus synonymes aujourd’hui de tristesses fautes de moyens et de craintes face à des risques de violences, je veux essayer encore de croire à une sérénité retrouvée, à de l’espoir pour tous, à des rêves, même si je dois avouer que j’ai bien du mal à y croire encore.

Au mieux, je souris avec cette « note humoristique » trouvée sur facebook avec un Donald Duck (et pas Trump), qui égraine ces mots avec son style bien connu

« Je ne suis pas mécontent que l’année 2018 se termine…

2019, je t’attends et t’as intérêt à être meilleure !! »

C’est pourquoi je m’interroge encore sur ma conduite à tenir et les décisions à prendre qui en résulteront pour ce qui concerne mars 2020 et les élections municipales.

Une chose est sûre pour moi : si on était dans la situation du 31 décembre 2012, à 15 mois des municipales de mars 2014, ma décision ,malgré un sondage favorable réalisé il y a 6 mois, serait prise de ne pas être pas candidat.

C’est pourquoi ,face aux désordres à tous les niveaux que l’on peut craindre en 2019 et à leurs conséquences communales pour ma ville, pour la MEL et pour tous mes concitoyens, je m’interroge encore n’étant pas du genre à fuir les difficultés et mes responsabilités.

On y verra sans doute plus clair en janvier et en février sinon au moment des élections européennes et de leurs résultats qui pourraient conduire à une impossibilité pour la majorité en place de continuer à gouverner… avec toutes les conséquences prévisibles en termes de scrutins à venir, d’alliances électorales, voire de capacités à agir des élu(e)s et des candidats de toutes couleurs.

Face à ces risques et périls, s’ils sont avérés (et uniquement s’ils le sont), il n’est à tous les niveaux qu’une solution : l’Union et le Rassemblement que ne peuvent réaliser que des femmes et hommes d’autorité, d’expérience et sans problème de carrière…

Je citerai, une fois n’est pas coutume, à ce stade, un industriel américain Henri Ford (1863 – 1947)

« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est une réussite… »

Je trouve que cette citation me va bien.

Et pour conclure sur une note plus optimiste en ce 31 décembre, avec mes vœux les plus sincères adressés à chacune et à chacun de mes lecteurs, des vœux de plaisirs, de petits bonheurs, de sérénité, de santé et d’envie de vivre,

je m’autoriserai à reprendre à mon compte une citation d’un auteur anonyme et que j’adresserai à mes concitoyens, en particulier Villeneuvois :

« Tout change, sauf ma volonté d’être à vos côtés pour construire avec passion une ville à taille humaine et une société apaisée ».