Carnet n° 569 du 26 août 2019



« La vie continue… »

Je l’avoue : mon carnet n° 568 daté du 19 août avait été écrit le dimanche 18 quand j’avais appris que j’allais être opéré le lendemain matin à la Clinique du Sport du Croisé Laroche.

Cela m’avait fait du bien… comme chaque fois que j’écris, et puis… on ne sait jamais quand on sait qu’on va subir une anesthésie générale…

J’ajoute, une fois encore, chacun connaissant mon goût de l’écriture, que si comme aimait à le dire François Mitterrand « Écrire, c’est vider son sac », à l’instar de J.O. Wembo, pour moi « Telle une douce thérapie, l’écriture soulage, cicatrise et (parfois)… guérit ».

Opéré lundi, j’ai retrouvé mon domicile à la Cousinerie mardi à midi et à partir de là, j’ai pu me le dire : « la vie continue », car comme on l’a fait dire à Clara Sheller, (un personnage de fiction) :

« Retrouver son quotidien comme si rien ne s’était passé paraît l’une des choses les plus absurdes de la vie. Mais le train-train quotidien, c’est aussi un petit signe d’espoir absurde, le signe que la vie continue ».

J’espère que d’ici quelque temps, à propos d’une affaire qui m’a littéralement démoli depuis plusieurs mois, je pourrai m’en dire autant même si, vu sa cruauté et son ignominie, et malgré, durant cette épreuve, un nombre et une ampleur de soutiens que je n’aurais jamais pu imaginer, je ferai mienne cette citation de Szczepan Yamenski :

« Avec le temps, les cicatrices finissent toujours par bronzer au soleil, mais elles ne disparaissent jamais ».

19 août 1944 : la libération de Paris

Le 19 août 1944, Paris se soulève. Après quatre ans d'occupation nazie, les Parisiens se mobilisent pour repousser l'ennemi

Gepostet von L'Express am Montag, 19. August 2019

J’ai donc devant moi aujourd’hui une période de 5 semaines encore, où l’usage de béquilles limitera considérablement mes déplacements et participations à des événements villeneuvois, sachant que depuis mardi dernier je me suis organisé pour gérer, depuis mon domicile, tous les dossiers, courriers et mails municipaux (et métropolitains), les rendez-vous, sans oublier la préparation d’un Projet et d’une large équipe en vue de mars 2020 pour les 6 années qui nous mèneront à mars 2026 dans les conditions que j’ai explicitées dans mes carnets précédents.

Ceci étant dit, en dehors de « mes petits problèmes » dont je ne pouvais pas ne pas parler, ayant toujours voulu assurer « une parfaite transparence » que je dois à mes concitoyens villeneuvois ou non, « amis » ou non,

la vie ne s’est, bien sûr, pas réduite à cela et à tous les niveaux, de notre ville à la planète, en passant par la MEL, les Hauts-de-France, la France, l’Europe et le monde, « la vie a continué », même si, comme le chantaient les enfants du groupe « Les Poppys » en 1971 : « Non, non rien n’a changé, Tout, tout a continué… ».

A la MEL, la tourmente autour de son Président a continué, alimentant « moultes ambitions » de la part d’élu(e)s qui, pourtant, pour la plupart, et ce contrairement à moi, avaient participé à des décisions en février et fin 2008 non sans lien avec ce qui lui est reproché (si certain(e)s ont « la mémoire courte »… moi pas).

Dans les Hauts-de-France, si on ne peut pas reprocher au Président Xavier Bertrand de ne pas « mouiller sa chemise », les quatre années écoulées ont montré les limites, voire les effets pervers, d’un système électoral et de décisions qui, en 2015, auront conduit à réduire la représentation des 6,006 800 millions de citoyen(ne)s qui y habitent, à des élus LR, MODEM, FN-RN…

Je n’en dirai pas davantage aujourd’hui, sinon que cela me renforce dans ma volonté d’obtenir en mars 2020 une représentation la plus large possible de Villeneuvois, y compris dans la majorité du Conseil Municipal du prochain mandat 2020 – 2026.

A Villeneuve d’Ascq, en effet, pour assurer définitivement sa place dans le Top 2, 3 ou 4 de la MEL en termes d’attractivité et de rayonnement,

tout en confortant son équilibre habitat – activités – nature qui fait de nous un exemple unique dans les Hauts-de-France,

tout en maintenant un haut niveau de services aux habitants malgré l’assèchement de nos moyens financiers et les désengagements de l’État de ses propres responsabilités (comme la sécurité et le respect de nos lois par tous)

et ce, avec une démultiplication des moyens et structures de participation permanente à la vie de notre ville depuis les contacts directs jusqu’aux référendums locaux en passant par les pétitions, les comités, conseils et agoras de quartiers avec expérimentation de « budgets dédiés »,

sans oublier non plus une vie associative qui constitue un outil majeur de l’expression et de l’action citoyenne quotidienne dans tous les rouages de la cité,

le Conseil Municipal et ses élu(e)s de tous bords au suffrage universel étant là pour garantir la prépondérance de l’intérêt général sur les intérêts particuliers… ce qui n’est pas le plus facile…

Au niveau de la France et de son Président, après un séjour au fort de Brégançon « bien orchestré », avec une communication et des « bains de foules » soigneusement organisés et maîtrisés (mais qui ne convaincront que les convaincus), la semaine écoulée a alterné les suites des commémorations du débarquement du 15 août 1944 et les libérations des villes de Provence, les 75 ans de la libération de Paris du 19 au 25 août 1944,

la préparation et les « ballons d’essais » en vue d’une « rentrée » où va s’engager une réforme des systèmes de retraite par répartition (basée pourtant sur le nombre d’années de cotisations et aussi sur les dernières années d’activité) au profit d’un système « de capitalisation de fait » basé sur « la valeur d’un point » qui peut ou non varier au gré de décisions dont on ignore encore les auteurs à ce jour…

Ce n’est pas le seul projet qui s’inscrit dans un cadre libéral où règne la loi du marché et donc la loi du plus fort, mais c’est sans doute, à ce jour, le plus « destructeur » et celui qui fragilisera le plus les perspectives d’avenir et donc de vie des citoyen(ne)s…

On nous annonce des « concertations » qui, certes, permettront au gouvernement et à sa majorité de passer l’échéance des élections municipales de mars 2020, mais, « en dehors de cela », il n’est pas « anormal » ni illégitime d’être vraiment inquiet quand on se souvient des conditions et des modalités du fameux « Grand débat » et, pire, les conditions imposées à celles et ceux qui refusent la privatisation des aéroports de Paris.

Enfin, la semaine écoulée aura vu la préparation et le déroulé d’un « G7 » dans une ville barricadée de 13 000 policiers et gendarmes (qui ont, à cet effet, été retirés bien sûr de nos villes et campagnes), avec un budget qui, tous comptes faits, dépassera sans doute largement les 40 millions d’euros, tout cela pour faire « de la parade », des photos et des « discours langue de bois »… sans résoudre aucun des grands problèmes qui menacent l’avenir même de notre planète puisque discutés dans un cadre capitaliste libéral, un cadre qui, au dire même de certains libéraux aujourd’hui, est la cause principale de ces problèmes mortifères.

Les déforestations et les terribles incendies dans la foret amazonienne en sont une dramatique illustration pour ce qui en est des causes, pour ce qui en est des conséquences, et pour ce qui en est de la médiocrité des réactions, ainsi surtout que des « mesures annoncées ».

Si Jacques Chirac avait pu dire : « notre maison brule et nous regardons ailleurs », aujourd’hui si notre maison brûle, on la regarde brûler et on ne fait rien… (c’est pire) !

Comme le chantait Jacques Brel : « On n’oublie rien de rien, on n’oublie rien du tout, on n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout ».

Pour autant, dans ce domaine comme dans bien d’autres, après Norman Vincent Peale, disons-le :

« Il est toujours trop tôt pour abandonner ».

Avec en épitaphe ces mots de Paulo Coelho :

« Ne vous plaignez pas de vieillir, tout le monde n’a pas ce privilège ».