Carnet n° 571 du 9 septembre 2019



« Là où il y a une volonté, il y a un chemin »

Après avoir failli titrer mon 572ème carnet « vendredi 13 » suite à une nouvelle « salve » lancée « d’ici ou là » les jeudi 12 au soir et vendredi 13 au matin, « une salve » qui, sans m’être directement destinée, n’a pas été sans me « frôler »,

après avoir une nouvelle fois « hurlé sans bruit » durant la nuit de vendredi à samedi,

après, heureusement, avoir eu des nouvelles rassurantes de mon chirurgien à propos de « mon tendon d’Achille »,

et après surtout avoir vécu quelques déplacements régénérants ce samedi 14 à la Maison des Genêts, à l’Hôtel de Ville (pour y célébrer un mariage) ainsi qu’à Lens pour y rencontrer une vieille connaissance en la personne de Jean Pierre Chevènement,

une belle journée qui m’a conduit à « vivre une nuit » de samedi 14 au dimanche 15  « de réflexions et d’écritures » à partir de 2 heures du matin et cette fois-ci « sans hurler » mais de manière sereine et apaisée,

et même si je sais que bien des vents et tornades essaieront encore de « déraciner le vieux chêne » que je suis, sans oublier les chacals toujours à l’affût d’animaux blessés,

je me suis dit que c’était accorder bien trop d’importance « à ces quelques… qui veulent toujours ma peau », à celles et ceux qui les y encouragent, à ceux qui se préparent à « accommoder les restes » (comme le disait nos parents en matière culinaire), sans oublier les nombreux spectateurs et voyeurs avides de phrases, titres et jugements,

c’était, disais-je, leur accorder trop d’importance que de les laisser me détourner des combats à mener et que je mène pour Villeneuve d’Ascq, pour la MEL, pour nos valeurs républicaines, pour une France solidaire et laïque, une Europe refondée, un monde et une humanité sauvegardés avec, à tous les niveaux, en ligne de mire, l’urgence écologique.

Je dirai, fin septembre – début octobre, si je serai ou non candidat le 15 mars 2020.

Mais en attendant et ce, depuis le début du mois d’août jusque donc fin septembre, je prépare « le projet pour Villeneuve d’Ascq », l’équipe et la campagne pour les élections municipales qui, hier dimanche 15 septembre, était « pile-poil » à 6 mois du premier tour.

Et c’est dans cet esprit que j’ai donc repris pour titrer mon carnet du 16 septembre une citation : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin », une citation apocryphe, (c’est-à-dire attribuée à quelqu’un dont on n’est pas sûr qu’elle soit de lui, voire même qu’il l’ait utilisée) dont Lénine (Vladimir Ilitche Oulianov), Churchill, Einstein et même Mitterrand, une expression qui semble pourtant remonter à 1822 d’un certain W. Hazlitt, si on en croit Wikipédia.

Somme toute, comme aimait à le dire Arthur Notebart, deuxième président de la CUDL de 1971 à 1989, à propos de certaines de ses grandes réalisations dont le métro : « quand l’enfant est beau, il ne manque pas de pères… ».

Une volonté, un chemin et sur ce chemin une équipe menée non pas par un « chef d’équipe » mais par un « chef d’orchestre » attentif à chaque membre de l’équipe à qui, par le regard, la baguette ou la main, il donne des « instructions » pour lui ou elle, même et surtout pour assurer la cohérence d’une équipe composée « d’individus » différent(e)s, aux âges, tempéraments, origines, milieux et égo différents, parfois même peu « compatibles » entre eux mais qui s’engagent à travailler ensemble durant 6 ans au service de tous les citoyens de tous âges, aux tempéraments, origines et milieux différents.

On mesure l’ampleur et les difficultés de la tâche et de la mission de ce(tte) chef(fe) d’orchestre sous peine de conduire l’équipe à « l’éclatement et à la dispersion en plein vol »… comme cela se passe dans certaines communes et certains groupes politiques…

Avec « Rassemblement Citoyen », « en marche et en mouvement » depuis sa création le 27 février 2002 et son élection à l’Hôtel de Ville en mars 2008, nous avons, avec des partenaires qui ont pu changer durant ces 11 ans, parfaitement répondu à ces conditions pour mettre en œuvre, avec réussite, les projets sur lesquels nous avons été  élu(e)s en 2008 et en 2014 et sur lesquels nous serons candidats en 2020 sous l’étiquette « Ensemble pour Villeneuve d’Ascq 2020 ».

En ce début septembre 2019, des concurrents et des adversaires entrent en scène « en nombre semble-t-il »… et c’est légitime en Démocratie. Nous débattrons avec eux de leurs propositions et répondrons à leurs critiques quand elles ne seront pas fondées.

Une campagne se doit d’être un grand moment démocratique et citoyen où on parle de bilans et de projets avec tous les citoyens et avec celles et ceux qui leur proposent de les représenter.

Nous y sommes (et j’y suis bien sûr) prêts !

Je l’ai dit et je le répète une fois encore : la décennie 2020/2030 sera vitale, surtout en son début, pour notre Ville, pour la MEL, pour les Hauts de France, pour la France, pour l’Europe et pour le Monde.

J’en ai parlé et j’ai déjà fait des propositions à tous ces niveaux tout au long de mes carnets des 5, 12, 19, 26 août, 2,9 et aujourd’hui 16 septembre…

Elles sont d’ores et déjà mises en débat devant les citoyens, tout comme on peut visualiser nos bilans en parcourant notre ville de long en large et en visitant ou revisitant tous ses quartiers.

Certes, tout n’est pas parfait… mais quand on se compare à d’autres et compte tenu que si réussites il y a, c’est le fait d’un engagement collectif villeneuvois, il est bon, pour le bien de tous de le reconnaître, voire d’éviter (comme je le lis déjà) de proposer des choses qui se font déjà… ou des choses qui ne sont pas de nos compétences ou dans nos moyens.

Je m’en faisais une nouvelle fois la réflexion samedi à « la Maison des Genêts » au cœur d’un quartier qui date d’à peu près de la même époque que Lille Sud… (y a pas photo…)

Et je le répète, c’est le résultat d’un partenariat positif Maire, élus, services municipaux, associations, comités, conseils de quartiers et habitants.

Je me le disais aussi en célébrant un mariage entre 2 époux, dont la femme était d’origine portugaise.

Je me le suis dit lors du mariage d’après célébré, à sa demande, par Madame Bariseau, avec d’ailleurs mon accord, au son strident des youyous et à « la lueur » de tenues chatoyantes,

oui, la mixité des populations d’origines diverses est bien une richesse, si respect il y a de nos valeurs républicaines laïques.

C’est heureusement encore largement le cas à Villeneuve d’Ascq, d’où la nécessité récurrente d’être vigilants…

Lors de ma dernière étape d’une journée bien chargée à Lens, au congrès du « Mouvement des Citoyens », j’ai revu Jean-Pierre Chevènement que j’ai connu au début des années 70 et plus tard comme Ministre de François Mitterrand.

J’ai apprécié ses analyses sur l’industrie toujours nécessaires en Europe et en France pour garantir notre indépendance, l’autorité de l’État à rétablir, l’aménagement du territoire pour assurer une Europe refondée sans doute resserrée, les conséquences du Brexit à gérer, entre les États-Unis et la Chine, et la Russie qui est, pour lui, le partenaire naturel de l’Union Européenne.

Somme toute, à son âge (6 ans de plus que moi) il a toujours « bon pied, bon œil » et cela me conforte dans l’idée que : « si on a une seule certitude, c’est qu’on est tous mortels, il faut vivre sa vie comme si on était tous immortels ».

Somme toute aussi (et cela ne préjuge en rien de mes choix futurs), comme le disait Albert Camus :

« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été »,

avant de terminer ce 572ème carnet,

avec un conseil « venu aujourd’hui de loin » de François Mitterrand (qui aurait presque 103 ans aujourd’hui étant né le 26 octobre 1916) :

« Dans les épreuves décisives, on ne franchit correctement l’obstacle que de face ».