Carnet n° 575 du 7 octobre 2019



« J’ai confirmé ma candidature »

Beaucoup s’y attendaient sans doute, certains le craignaient sûrement, d’autres, en plus grand nombre peut-être, l’espéraient…,

ce mercredi 2 octobre 2019, j’ai confirmé une candidature au poste de Maire de Villeneuve d’Ascq en mars 2020, une candidature que j’avais annoncée dès le 4 février dernier mais dont il était parfaitement légitime de douter, vu la violence et l’ignominie des coups portés contre moi entre temps…

Une fois de plus, j’en fais la démonstration, l’aphorisme revendiqué au départ par Goethe et Nietzsche et repris depuis par de nombreux auteurs, n’est pas sans fondement :

« Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ».

C’est ce que je ressens aujourd’hui.

Une chose est sûre et je le dis avec humour, je n’ai pas eu besoin que « quelqu’un soit missionné pour me redonner de l’inspiration » comme à Fabrice Lucchini dans son rôle de Maire dans un film sorti justement le 2 octobre («  Alice et le Maire ») quand il dit avoir décidé de prononcer, un certain 2 octobre, « le discours de sa vie ».

Ma décision annoncée le 2 octobre figure sur mon blog et sera, dès mardi, sur notre site de campagne, après sa finalisation (villeneuve-en-tete.fr) une décision dont le texte sera distribué à tous les Villeneuvois(e)s, qui si elle est importante du fait qu’elle ouvre une campagne où je sollicite un septième et dernier mandat de Maire à Villeneuve d’Ascq, n’est pourtant pas « le discours, la déclaration ou la décision de ma vie »,

mais, plus simplement, une décision réfléchie, raisonnée et déterminée pour être encore utile à ma ville, aux Villeneuvois(es) et à la Métropole Européenne de Lille, à mes idées, mes valeurs et nos projets à un moment crucial, voire vital, pour notre avenir à tous les niveaux.

J’ai eu tout l’été pour y réfléchir, pour peser « le pour et le contre », pour rédiger la trame de notre Projet en m’appuyant sur mon expérience pour proposer des innovations et des idées nouvelles, le tout avec une ébauche d’équipe large de candidat(e)s (et je l’espère d’élu(e)s en mars) représentative de ce que j’appelle « le Camp du Progrès », sans esprit partisan inutile, en additionnant des différences qui sont source de richesses et pour y représenter une large majorité d’habitants de Villeneuve d’Ascq, condition de notre réussite.

Je l’ai toujours voulu. Je l’ai souvent fait.

Mais cette fois-ci, vu l’ampleur des enjeux à tous les niveaux, c’était pour moi « la condition première » de ma candidature à un nouveau et dernier combat au sens noble du terme.

C’est parce que j’ai senti que j’étais en train de le réussir, que j’avais encore des idées et de l’énergie, que ma santé et ma forme étaient au rendez-vous après des moments difficiles, sans oublier les urgences de la prochaine décennie qui nous interdisent de perdre du temps, que j’ai confirmé et annoncé ma décision en ce 2 octobre 2019,… ni plus ni moins, n’ayant plus à mon âge rien d’autre à prouver ni à espérer pour ce qui concerne ma vie publique sinon « être encore utile ».

Au demeurant, la semaine écoulée ne s’est pas « limitée » à cette annonce, c’est évident (sinon heureusement vu la gravité de certains événements).

Commencée en France avec les cérémonies d’hommage à Jacques Chirac (d’une ampleur médiatique inégalée), continuée avec un Président Macron à nouveau « en campagne » avant les élections municipales comme il l’avait fait (et non sans talent) avant les élections européennes, même si son « one man show » a comme « un goût de réchauffé » et si « les municipales » n’ont rien à voir avec « les européennes », et ce, au son d’un débat qui s’amplifie en forme de révolte contre « la retraite à points » et ses conséquences prévisibles  pour toutes celles et tous ceux qui subiront avec elle des baisses de 30 à 40% par rapport au système actuel puisque, de fait, basée sur la moyenne des revenus de toute une vie professionnelle et non sur les meilleures périodes… (sans oublier la valeur du point)… et le MEDEF ne s’y est pas trompé quand il l’approuve en précisant que ce sera « la variable d’ajustement » pour assurer l’équilibre Dépenses / Recettes, poursuivie par la catastrophe industrielle de Rouen que certain(e)s, au plus haut niveau de l’État, avaient espéré la voir rester en dehors des écrans, une catastrophe pourtant majeure, aux effets insoupçonnés, sinon comparables à ceux de Tchernobyl, avant et en même temps (pour reprendre une formule de M. Macron devenue célèbre) un drame à la Préfecture de Paris dont on n’a pas fini de mesurer tous les aspects et conséquences mais dont on sait déjà à quel point notre pays s’est désarmé face au terrorisme et ce, en tous lieux et à tous les niveaux.

(Rappelons-nous le film : « La chute de Londres »).

Heureusement qu’à Villeneuve d’Ascq, la vie, disais-je, a continué plus sereine si on excepte ce qui s’est passé au Lycée Queneau, et malgré de premiers « coups de griffes » de mes concurrents-adversaires qui m’ont d’ailleurs fait sourire, une vie villeneuvoise bouillonnante grâce à une vie associative qui ne ralentit pas et des chantiers pour une Ville encore plus belle demain qui se poursuivent.

L’heure doit maintenant être aux débats de fond, sur l’État qui nous étrangle budgétairement, sur les conséquences pour les citoyens de ses insuffisances et de ses désengagements en matière d’écoles, de santé, de politique sociale et de sécurité sous toutes ses formes, pour ne citer que les principales…

Il (l’État) décide, il (l’État) ne fait pas, il (l’État) fait mal, il (l’État) nous promet du « encore pire » pour demain… et c’est à nous, maires, d’en gérer les conséquences et les colères citoyennes, des citoyen(ne)s pour lesquels dans ces cas là… il n’y a plus qu’à s’adresser au Maire (sinon parfois l’en rendre responsable).

Je parlais de l’urbanisme lundi dernier, ai-je besoin cette semaine de parler sécurité, terrorisme, délinquance, toxicomanie etc… dont l’État est pourtant seul responsable ?. Des logements en nombre insuffisant et souvent inaccessibles, sans oublier l’agriculture et ses problèmes que des éleveurs ont rappelés « avec vigueur » à M. Macron en promenade en Auvergne…

Heureusement, disais-je, il y a Villeneuve d’Ascq, sa beauté, sa verdure, ses activités, ses sports, un week-end au Héron sur l’astronomie, la course Ekiden à la Haute-Borne, la braderie d’Ascq, le Musée du Terroir, le Musée de plein air etc etc et les jubilaires ce dimanche à 11 heures à l’Hôtel de Ville, des jubilaires où seront honorés avec 11 autres couples M. et Mme Vandermarlière pour 70 ans de mariage… (M. Vandermarlière, rappelons-le, qui fut un des élus de Flers qui vota, avec courage, la fusion de Flers, Annappes et Ascq le 25 février 1970 qui créa Villeneuve d’Ascq).

On comprendra mieux que même si la fonction de Maire est de plus en plus dure et difficile à remplir, elle reste humainement la plus riche en sentiments et en émotions… et de cela je ne me lasse pas…, d’où ma décision, quitte demain à souffrir d’une campagne électorale où les coups bas ne manqueront pas, où « l’arbre cachera souvent la forêt » (comme on dit), où les facilités des formes l’emporteront souvent sur les difficultés du fond et où on me rendra souvent sans doute responsable « du tout et de son contraire »…

Je n’ai pas fini d’en parler ici sur mon blog et sur notre site de campagne villeneuve-en-tete.fr, durant les quelques 5 mois qui nous séparent du premier tour des élections municipales.

Mais, au demeurant et quelles qu’en soient les difficultés, j’ai conservé intacte ma volonté de travailler au service de mes concitoyens, de ma ville et de mes valeurs pour l’avenir de nos enfants, si, bien sûr, les Villeneuvois(es) me renouvellent leur confiance et ce, avec en tête ces mots de Antoine de Saint-Exupéry :

« Être un homme, c’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde ».