Carnet n° 581 du 18 novembre 2019

« Chauffe un marron, ça l’fait péter »

Un an après le début de ce que l’on a ensuite appelé « la crise des gilets jaunes », quelques jours après des actions étudiantes dans quelques amphis dont celui de la fac de droit de Lille où François Hollande et son livre « en ont fait les frais »,

à l’issue d’une semaine où s’est manifestée la juste colère des personnels de santé et à un peu plus de 3 semaines du 5 décembre prochain où, sans nul doute, on va entendre des dizaines (voire des centaines) de milliers de citoyen(ne)s crier leur colère contre le projet de Monsieur le Président Macron de transformer le système de retraite français par répartition en une retraite par capitalisation dite « retraite par points »,

curieusement aussi, après que j’ai déjà, lors d’une de mes fréquentes nuits d’insomnies, prévu de titrer mon 581ème carnet avec des paroles extraites d’une chanson sortie en 1975 de Ricet Barrier, « La servante du château », (je cite) :

« Chauffe un marron, ça l’fait péter »,

j’ai eu la curiosité de relire ce que j’écrivais il y a un an dans mon carnet n° 530 du 26 novembre 2018 et j’ai constaté que je l’avais titré : « Les marrons en question » en y évoquant à la fois les paroles de cette même chanson et l’expression « tirer les marrons du feu » pour illustrer un an et demi de Présidence Macron…

Un an plus tard, et donc à mi-mandat présidentiel de M. Macron, avec « Chauffe un marron, ça l’fait péter », on passe d’une hypothèse à un fait quasiment avéré avec de plus en plus de violences !

A force « d’allumettes craquées » qui ont enflammé, ici et là, quelques bois et brindilles, effectivement sans grande ampleur, on est arrivé, ou tout du moins on arrive, à un stade où il suffit d’un coup de vent pour transformer des micro-incendies en un grand embrasement.

Au nom du sacro-saint concept de « réforme » qui, en réalité, consiste toujours à réduire de petits avantages catégoriels conséquences de conquêtes sociales pourtant  chèrement acquises par les moins riches et les plus fragiles, sans d’ailleurs jamais de réformes, pour faire davantage contribuer les très riches, « ils » ont « réformé » le droit du travail, les systèmes de protection et de santé, asséché les budgets des communes, contribué à dévaloriser le rôle des élus locaux, raboté les transports publics, réduit les indemnités de chômage et maintenant prévu de « démolir » la retraite par répartition… tout cela pour être « toujours plus » les champions d’une économie ultra-libérale et financière qui profite aux très riches et aux plus puissants… et ce, grâce à de multiples lois votées sans grandes réactions car toujours présentées habilement comme visant à « réduire des injustices entre les Français ».

Mais, faute de réelle expérience au contact des citoyens, celles et ceux qui ont gagné « le jackpot » en 2017 après cependant, pour les plus titrés d’entre-eux, s’être « appuyés » sur les 2 derniers mandats de « l’ancien monde » pour mieux faire croire en un « nouveau »… mais sans en avoir payé le prix, « ils et elles » ne savent pas que, s’il y a des douleurs et des colères silencieuses, cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas… et quand elles éclatent elles font d’autant plus de bruit voire de dégâts… aussi parfois regrettables soient-elles… (on l’a vu ce samedi),

Victor Hugo le disait déjà en 1869 :

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches »

A titre d’exemple, rappelons que les 1% les plus fortunés ont accaparé 82% des richesses créées l’an dernier en France).

Comme quoi le soi-disant « nouveau monde » n’est souvent largement constitué que des pires « éléments recyclés » d’anciens mondes honnis !

Est-il encore temps pour « le pouvoir en place » d’éteindre ces « micro-incendies » ou le coup de vent est-il à l’horizon ?

J’aimerais croire, pour la France, qu’il est encore temps… même si chez certains « des proches de l’Élysée »… l’heure n’est pas à l’optimisme…

« Certain(e)s s’en lèchent les babines » aux extrêmes de l’échiquier politique… moi pas… car, je le répète régulièrement, ce sont toujours les plus pauvres et les plus fragiles qui en paient le prix fort et même s’ils ont l’espoir de « jours meilleurs », ils n’ont pas les moyens et le temps même de les attendre…

Toutes les « révolutions » passées nous en donnent de multiples preuves…

Seul « mai 68 », « une micro-révolution », grâce aux syndicats d’alors mais aussi au Président De Gaulle et à Georges Pompidou, nous en a fourni un exemple qui va dans le sens contraire car positif, et ce, en quelques semaines.

On y verra plus clair dans les 3, 4 semaines à venir… voire dans les 2 ou 3 mois… et cela ne sera pas sans impact sur les conditions et les résultats des prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

A ce propos aussi, depuis deux ans et depuis le 2 octobre dernier date à laquelle j’ai annoncé ma candidature pour un 7ème et dernier mandat de Maire, moi aussi, on s’en doute, « je sens le et les marrons chauffer ».

Ce n’est certainement pas étranger à mes insomnies entre un grave problème de santé en janvier 2018 dont je me suis remis, un accident sur mon tendon d’Achille le 5 août 2019 dont je vis encore les séquelles,

et surtout des « scuds » dirigés contre moi, plus ou moins liés entre eux avec un ou des « chefs d’orchestre », dont l’un qui me vaut de passer en correctionnelle demain mardi 19 novembre parce qu’en tant que Maire je suis rendu responsable d’un article du FN écrit par lui et publié dans « la Tribune » de novembre 2015 en tant que groupe politique « visant » une élue LR, du groupe donc de Madame Bariseau, qui a porté plainte contre moi … et qui me traîne ainsi devant le Tribunal alors que je n’y suis pour rien !

C’est pas beau la politique ?

Personne n’a non plus oublié la plainte odieuse portée contre moi « et qui a démoli l’homme que je suis »… à coups de titres dans les médias.

Dans le même temps, il y a quelques jours, j’ai eu connaissance par courrier de Monsieur le Procureur de la République que la plainte que j’avais déposée pour « menace écrite d’élimination » de ma personne avait donné lieu à un classement, un courrier précisant quand même que « le Procureur de la République a notifié solennellement à l’auteur des faits que son comportement constitue une infraction punie par la loi »…

J’hallucine et je pourrais légitimement m’interroger sur ces « tirs groupés »… car là aussi « chauffer un marron »… peut conduire à le faire « péter »… si j’ajoute à cela « les formes » sinon « les fonds » de certaines revendications et messages reçus, les manœuvres politiciennes en coulisse me visant en tant qu’homme de 74 ans, les égo des un(e)s, les ambitions (même légitimes) d’autres… plus ou moins proches de moi,… « j’en passe et des meilleurs »

Tout cela me rappelle deux citations :

  • Une d’un romancier français contemporain Guillaume Musso :

« On n’est jamais sûr d’avoir pris la bonne décision »

  • Une plus ancienne de Jules Renard (1864 – 1910)

« Une fois que ma décision est prise, j’hésite longuement »,

cela même si comme l’a écrit Ruta Sepetys :

« Les grandes décisions, déclara-t’il, voilà ce qui façonne ma destinée »…,

une destinée, ma destinée, dont personne ne niera son lien avec Villeneuve d’Ascq et les Villeneuvois(es), au nom d’une éthique, de valeurs et de choix dont je n’ai jamais changé… malgré, on s’en doute, des « pressions » de toutes natures.

Si à un moment donné, le vent de Jean de La Fontaine dans le chêne et le roseau, devait « en redoublant ses efforts, déraciner celui de qui la tête au ciel était voisine mais dont les pieds touchaient à l’empire des morts », j’espère au moins qu’on me le reconnaîtrait.

En attendant, je travaille… peut-être à un rythme comme jamais avec, par exemple, ce samedi mon hommage rendu aux fonctionnaires territoriaux municipaux villeneuvois,

avec aussi en matière économique, cette semaine, la pose de la 1ère pierre d’Open’R qui accueillera le groupe Mobivia sur l’emplacement d’une ancienne station service, l’inauguration du siège d’Orange près du Grand Stade et des projets de reconversion des anciens locaux d’Orange à la Pilaterie,

soit au total près de 50 000m2 de bureaux, de services et commerces ce qui confirme et conforte notre 1ère place en la matière… et toujours sur des friches, jamais sur des terres agricoles qui font l’image de « notre ville nature et nourricière » avec ses 1 000 hectares d’espaces verts, de nature, de forêts, de lacs, de jardins et de terres agricoles sur une surface totale de notre ville de 2 800 hectares, des chiffres incontestables qui n’empêchent pourtant pas certain(e)s de parler de « bétonnage »…

« Chauffe un marron ! » disais-je ?… il y a des amateurs(trices) en la matière qui conjuguent des contre-vérités, voire des mensonges, des attaques odieuses concertées ou non, des manœuvres mesquines politiciennes, des ambitions et de la non-reconnaissance..  (« un morceau avalé n’a plus de goût » comme disait ma grand’-mère).

On me dira que je devrais m’y être habitué mais je ne m’habituerai jamais à la bêtise humaine …, une bêtise humaine à propos de laquelle Albert Einstein disait que si la bêtise humaine et l’Univers pouvaient être considérés comme infinis …, pour ce qui est de l’Univers, il avait encore un doute…(et donc pas de doute pour la bêtise humaine).

Alors, envers et contre tout, pour l’instant, je tiens le coup… et je le dis avec « un rien d’humour », un peu comme celui qui, tombant du 50ème étage d’un gratte-ciel, se faisant demander au niveau de chaque étage par des individus à leur fenêtre :

« Alors comment ça va ? il répondait… jusqu’ici ça va » !

Ma campagne électorale est lancée, l’information est largement donnée, les affiches sont collées par des militants dévoués, notre site internet s’enrichit, mon blog est toujours très lu, notre Projet 2020 – 2026 s’écrit grâce à de nombreuses contributions citoyennes, les candidat(e)s à la candidature pour être sur ma liste EPVA 2020 me contactent en grand nombre au point que je n’ai pas encore eu le temps de répondre à toutes et à tous, « mon comité de soutien » est lancé, le calendrier de campagne se remplit, les budgets s’ajustent…

Que dire de plus pour conclure ? … avec un « brin » d’optimisme : « et si le marron ainsi chauffé, au lieu d’éclater et d’en voir les morceaux dispersés… était ainsi bien cuit et bon à déguster ? »

Alors, comme l’a dit Alphonse de Lamartine il y a 2 siècles et que, moi aussi, je veux redire aujourd’hui :

« Je lis dans l’avenir la raison du présent »

en ajoutant avec Maud Ankaoua après sa longue route dans l’Annapurna :

« Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle présent »

Un présent, en ce week-end de mi novembre et en ce dimanche 17 ensoleillé, fait d’expositions (dont celle d’Enfance et vie), un marché fermier à la ferme du Héron, la course du Val de Marque, le tournoi de « Questions pour un champion », un concert de chant choral en l’église de la nativité des 50 ans de Plaint Chant et la 25ème édition de la Grande Foire aux livres à Concorde organisée par l’Amicale Laïque Pasteur Jean Jaurès

etc…

Rien que du bonheur !

Ça c’est Villeneuve !

            … et ça personne ne pourra me l’enlever…