Carnet n° 587 du 30 décembre 2019

« 2019… adieu ! »

Si, comme l’a écrit un certain Firmin Van den Bosch, magistrat et écrivain belge (1864-1949),

« Une année qui finit, c’est une pierre jetée au fond de la citerne des âges et qui tombe avec des résonances d’adieu »,

en ce lundi 30 décembre, à quelques heures donc de la fin de l’année 2019, je veux le dire « sans forcer le trait », cette année 2019 aura été une des pires années que j’ai vécue au point que j’ai même failli titrer mon 587ème carnet « 2019, adieu année maudite ! » avant de « me reprendre » vu qu’elle m’aura quand même et aussi heureusement, apporté sur le plan personnel de bons moments de bonheurs conservés ou retrouvés.

Malgré tout, et même si on peut essayer de se consoler ou de se rassurer avec cette pensée de Khalil Gibran : « nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit », après une année 2018 où j’ai failli quitter ce monde le 14 janvier avec, ensuite, des semaines d’hospitalisation suivies par des mois de soins et d’examens médicaux,

l’année 2019 ne m’aura rien épargné avec des tentatives « d’élimination » dont, je crois, je ne me relèverai jamais complétement, des poursuites et des épisodes médiatiques d’une cruauté innommable, un passage en correctionnelle en tant que Maire pour cause d’article d’un groupe politique dans la Tribune dont je n’étais même pas l’auteur et, le 5 août, une rupture de tendon d’Achille, une opération le 19, 7 semaines de béquilles et, depuis, un boitillement à réduire du mieux possible…

Et je passe sur les conséquences, (sans doute pour parties liées), de l’approche des élections municipales de mars 2020, en termes de pré-campagne, de manœuvres politiciennes, d’ego exacerbés, … qui m’ont fait réfléchir, décider, réfléchir encore, annoncer des décisions, et hésiter toujours…

Car si l’année 2019, à laquelle je dis aujourd’hui « Adieu » sans déplaisir, avait pris la suite d’une année 2018 que j’avais quittée avec espoir, (car « vivre sans espoir, c’est cesser de vivre » comme l’a écrit Fiodor Dostoïevski),

en ajoutant que « le secret de l’existence humaine consiste non seulement à vivre mais à trouver un motif de vivre »,

cette année 2019 cédera la place, dans quelques heures, à une année 2020 qui, en cet instant, m’apparait comme « l’année de toutes les incertitudes », où la dernière étape de ma vie (que j’espère longue auprès de mes proches et amis) sera clairement largement tracée par les Villeneuvois(es) le 15 mars prochain, étant candidat pour un 7ème mandat de Maire et ce, pour être encore utile à ma ville, à la Métropole Lilloise, à mes valeurs Républicaines et (sans doute plus à la marge…) à l’avenir même d’un monde où on est tous acteurs, une candidature que j’ai voulue entourée d’une équipe de large Rassemblement conjuguant expérience et enthousiasme.

Je confirme donc aujourd’hui que je serai candidat pour les raisons explicitées le 2 octobre dernier et, depuis ce 2 octobre, par circulaires, affiches, démarches militantes, comité de soutien, blog personnel et site de campagne : www.villeneuve-en-tete.fr .

Je m’en sens toujours l’envie et la force malgré les coups reçus et les difficultés de la tâche.

J’ajoute, même si ce n’est pas la raison première, que si je n’étais pas candidat, cela ferait trop plaisir à celles et ceux qui, à droite et à gauche ont voulu m’éliminer n’ayant jamais supporté mon exigence de liberté, mon refus des compromissions et des « retournements de vestes » (qui se sont multipliés dans ce soi-disant « nouveau monde »), mon attachement sans limites aux valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Laïcité ainsi que mon envie d’être utile durant la décennie qui va commencer, une décennie qui sera vitale sinon « ultime » (si on en croit « la prophétie des papes »).

Ce sont donc les Villeneuvoises et les Villeneuvois qui en décideront le 15 mars 2020 en me faisant, avec mon équipe, arriver en tête du premier tour des élections municipales.

Si tel n’est pas leur choix, je l’accepterai sans peine ni douleur pour « vivre autrement le reste de mon âge »…

« 2019… adieu » :

Une année, on le comprendra, qui m’aura blessé profondément, même si comme l’a écrit Nietzsche en 1888  « ce qui ne (me) tue pas (me) rend plus fort » (encore que…),

« 2019… adieu », aussi, dans un monde qui aura perdu ses repères en Europe avec le Brexit, ailleurs avec des chefs d’États comme on en avait jamais connu, aux États-Unis, en Russie, en Turquie, en Grande-Bretagne… et pas seulement…,

une France « en crise durable »… comme jamais, passant de la marche avant à la marche arrière avec les soubresauts à la clé et les incertitudes du lendemain,

une Afrique en souffrance,

une urgence environnementale pourtant vitale repassée dans un silence mortel au second rang…voire pire…

Heureusement, avec la modestie qui s’impose, vu qu’on ne se situe pas au même niveau, à Villeneuve d’Ascq… ça marche !

On est toujours en mouvement même si notre attractivité est telle qu’elle m’oblige, pour éviter des excès, de conserver plus souvent le pied sur le frein que sur l’accélérateur…

On tient bon dans les tempêtes qui nous secouent un peu partout !

Puisse cela continuer, à Villeneuve d’Ascq, en 2020 !

Puisse sortir des urnes en mars une équipe et des élu(e)s qui continueront sur cette voie !

Puissent la France et ses dirigeants s’inspirer davantage du travail de la très grande majorité d’élu(e)s locaux et du travail qu’elles et ils y font dans leur collectivité !

Puisse l’Europe sortir de son ornière… !

Puisse le monde prendre conscience que sa survie même, et donc notre survie, dépend des décisions qu’il faudra prendre avec courage et détermination dans les 10 ans à venir !

Puissent les obscurantismes du « nouveau monde » être reconnus, dénoncés et combattus quels que soient les masques qu’ils portent !

Somme toute, l’année 2020, la première d’une décennie « pas comme les autres », s’annonce comme celle de tous les dangers et en même temps celle « des tous derniers espoirs »… car, je le redis une deuxième fois aujourd’hui : « vivre sans espoir, c’est cesser de vivre ».

D’où peut être encore, « malgré mes cicatrices », mon utilité…

Mais, et je veux le dire en terminant ce dernier carnet de 2019 à mes ami(e)s, s’il m’arrivait le 15 mars prochain que mes concitoyens n’en jugent pas ainsi, je partirais serein et fier d’une vie bien remplie,

un peu à l’instar de ce qu’a dit Léonard de Vinci :

« Comme une journée bien remplie donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible ».

Voilà qui est dit mais surtout que mes ami(e)s et proches se rassurent, je parle « d’une vie publique bien vécue et d’une mort publique paisible »… espérant bien vivre par ailleurs centenaire, en bonne santé, l’esprit clair et le pied agile.