Carnet n°589 du 13 janvier 2020

« Que la fête commence ! »

A celles et ceux qui s’étonneront sans doute de ce titre donné en ce 13 janvier 2020 à mon 589ème carnet, à un moment où on ne peut pas vraiment dire que « l’heure soit à la fête », ni en France, ni en Europe, ni au Moyen-Orient, ni dans le monde,

je dirai simplement qu’il ne fait pas  écho au film de Bernard Tavernier de 1975, à ses scènes caustiques ni même à son final quand « le peuple » met le feu à un carrosse royal et ce, quelques 60 ans avant la prise de la Bastille et le début de la Révolution Française,

je ne dirai donc pas qu’il a un véritable rapport avec la situation sociale de la France en ce 13 janvier 2020,

je dirai simplement qu’en ce début 2020, à l’heure des vœux et des galettes des Rois (galettes des Reines ou galettes Républicaines) et quels que soient les contextes, l’heure étant à la fête en ces lieux, c’est un titre qui m’a plu et qui « fleure bon des images recomposées de la France d’antan »…

Commencée avec les traditionnels vœux « très courus » de la Ville de Lille et de Martine Aubry, achevée ce dimanche à l’Hôtel de Ville de Villeneuve d’Ascq avec les miens, cette semaine du 6 au 12 en a connu de multiples dans des associations, centres sociaux, chez Monsieur le Préfet et en bien d’autres lieux, avant qu’ils ne se poursuivent durant cette semaine au même rythme de petits bonheurs et plaisirs partagés… si on compte, en plus ce dimanche après-midi, « notre Grand Bal de Vienne » devenu une tradition en sa cinquième édition qui, une fois encore, a rempli l’Espace Concorde sous le charme du Jeune Ensemble Harmonique, de son chef Denis Simàndy, de sa Présidente et de 2 chorégraphes de talent, Cathy et Christian Flahaut.

Rien donc que du Bonheur en ces temps de grisaille et d’incertitudes d’où ce titre « Que la fête commence ! ».

Pour ajouter à une certaine « sérénité retrouvée » qui en a aussi étonné plus d’un(e), les annonces médiatisées de la fin, que j’espère arrivée (sans en être sûr), de 2 opérations montées contre moi pour m’abattre…

Je n’en dirai pas davantage sinon que je suis à peu près sûr d’en connaître maintenant tous les aspects politico-médiatiques (d’où ma non-certitude d’en être définitivement « débarrassé ») et qu’en cet instant je me retrouve dans ce qu’aimait à dire ma grand-mère paternelle : « Je ne suis pas rancunier(e) mais je n’oublie pas et je ne pardonne pas ».

Au demeurant, cette semaine aura connu d’autres événements et rebondissements beaucoup plus importants que ceux qui ont concerné ma modeste personne ce qui explique en grande partie le ton mesuré de mon discours de vœux (qu’on peut lire par ailleurs), un discours de Rassemblement sur des valeurs sans « petites phrases politiciennes » qui font les délices des « commentateurs patentés »…

Arrivé à ce stade de ma vie, qui peut encore s’étonner qu’il en soit ainsi vu les périls qui nous menacent au niveau planétaire, l’impuissance de l’Europe, la situation de la France et les incertitudes au niveau de la MEL et donc de Villeneuve d’Ascq ?

Il faut ne pas avoir compris le sens de ma candidature au poste de Maire de Villeneuve d’Ascq et ma détermination à me battre jusqu’au bout pour mes valeurs avec toutes celles et tous ceux qui les partagent, pour s’étonner de ma démarche et de mes propos…

Au demeurant, « à quelques rares exceptions près », je ne pense pas que les plus de 700 citoyennes et citoyens présents à l’Hôtel de Ville ce dimanche matin, vu la chaleur de leurs réactions à mes propos… aient partagé cet « étonnement »…

« Dont acte »… et sans aucun autre commentaire…

Et pour en revenir à des choses plus sérieuses, il est vrai que, moi aussi,  j’ai tremblé durant quelques heures face au risque de guerre, y compris nucléaire au Moyen-Orient, après l’explosion d’un avion ukrainien du fait d’un missile iranien… face à un Donald Trump « dans toute sa splendeur »…

Il est vrai enfin que, cette semaine encore, les agitations pour le moins « désordonnées » de notre gouvernement du Premier Ministre et de notre Président de la République sur le dossier des retraites dans un climat social qui ne s’apaise pas et que ces agitations n’apaiseront pas, a tout pour nous inquiéter…

Et je le redis : en 55 ans d’engagement militant et 43 ans de mandats électifs, je n’ai jamais connu cela… avec quelques dirigeants que ce soient de notre République…

Cela m’a fait penser aux dernières phrases d’une histoire qui conclut un ouvrage paru en 1974 « la rue du Prolétaire rouge » et que , dit-on, aimaient à se raconter les soviétiques d’alors, l’histoire d’un train traversant l’URSS avec à son bord d’abord Lénine puis Staline puis Khrouchtchev qui, l’un après l’autre, réagissent « à leur manière » à des attentats qui coupent la voie ferrée… pour leur permettre de repartir avant que n’arrive Brejnev qui, à son tour confronté à l’arrêt du train, dit à ses compagnons : « C’est fort ennuyeux mais on peut s’en sortir. Que l’on baisse les rideaux des compartiments et que l’on secoue de temps en temps les wagons pour que tout le monde ait l’impression que nous avançons… »

Comme quoi le soi-disant « Nouveau monde », cher à certain(e)s…, n’est pas si nouveau que cela.

C’est d’ailleurs aussi ce que j’appelais il y a une douzaine d’années à propos des annonces de « certains », « l’effet barbe à papa »… : on prend quelques grains de sucre qu’on transforme par machinerie en un imposant volume sucré autour d’un bâton … mais qui disparaît dès que l’on croque dedans…

Comme quoi, et quoiqu’on en dise… « il n’y a jamais rien de bien nouveau en ce bas monde ».

C’est comme la récurrente envie de tous les humains que nous sommes de se plaire à dire : « Que la fête commence ! »,

avec et pour conclure ce carnet, ces mots de Mère Theresa :

« La vie est une chance, saisis-la. La vie est beauté, sais-la. La vie est une aventure, ose-la… »,

des paroles que j’associerai à ceux de Gandhi :

« Le bonheur, c’est quand ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites est en harmonie ».