Carnet n° 590 du 20 janvier 2020

« Des vœux comme s’il en pleuvait… »

Si la période des vœux fait partie de nos traditions comme d’ailleurs bien d’autres moments qui rythment nos années et qu’elle n’est donc pas, en ce début d’année 2020, ni plus ni moins nouvelle que le soi-disant « Nouveau Monde » qu’on nous a vendu il y a près de 3 ans comme « un paquet de lessive », les plus anciens d’entre nous se souvenant de la pub « Omo est là et la saleté s’en va », une pub reprise avec beaucoup d’humour par Coluche et son « Nouvel Omo qui lave plus blanc que blanc »…,

si la saison des vœux n’est donc pas nouvelle,

j’ai personnellement l’impression qu’elle aura eu, en ce début 2020, une ampleur rare et une chaleur humaine particulière.

Si la raison en est sûrement l’envie de beaucoup de nos concitoyens(ne)s de surmonter une morosité palpable, toujours est-il que pour ce qui me concerne, les milliers de cartes de vœux envoyées et reçues, les messages et images mécaniques circulant sur internet, les cérémonies organisées (jusqu’à 4 par jour durant la semaine écoulée) m’ont particulièrement marqué en cette année villeneuvoise placée sous le sigle de son cinquantenaire et accessoirement des élections municipales de mars prochain :

Vœux aux villeneuvois le 12 janvier à l’Hôtel de Ville, vœux à la Haute Borne, vœux au personnel communal, vœux à l’Arpet, à Mères pour la Paix, dans les Centres sociaux, à la Maison des Genêts, dans les associations et LCR(s), les clubs sportifs et les structures culturelles, chez les associations d’Anciens Combattants, avant ceux de Louise Michel, de la Ménie, à Jacques Brel, à la MEL, à l’office de tourisme, chez les commerçants villeneuvois, etc …,

des vœux, disais-je, « comme s’il en pleuvait » que j’ai vécus avec émotion vu la chaleur communicative des citoyennes et des citoyens que j’ai ainsi pu y rencontrer par milliers.

Si j’ajoute à cela le cinquantenaire aussi de l’Étaque St Pierre et donc de la « Bourle Villeneuvoise »,

une première réunion de campagne de ma liste EPVA 2020 « Villeneuve en tête » qui a rempli la salle Marianne,

sans oublier tous les citoyens rencontrés au détour des rues, des places et des commerces,

oui vraiment, je le redis, j’ai vécu une semaine pas comme les autres avant une autre qui le sera sans doute tout autant.

Je n’oublierai pas non plus, même si je n’en dirai rien de plus aujourd’hui, quelques autres « bonnes nouvelles » qui m’ont fait du bien

et un début de campagne électorale avec une superbe équipe de militant(e)s et de citoyen(ne)s qui me fait chaud au cœur et qui m’assure de pouvoir bien travailler pour Villeneuve d’Ascq, pour la MEL et pour nos valeurs Républicaines si, le 15 mars prochain, les Villeneuvois(es) en décident ainsi.

Je n’ai donc pas besoin de vœux supplémentaires en ces domaines puisque les conditions de leurs réalisations en sont déjà acquises.

D’où cette citation de Voltaire :

« J’ai décidé d’être heureux. C’est meilleur pour la santé »,

et cela même si je n’ignore pas les souffrances qui nous entourent, individuelles pour cause de santé, collectives du fait d’un climat social délétère aux causes connues et aux responsables démasqués.

D’où, à ce stade de mon propos, cette citation retrouvée chez Alphonse Lamartine (1790 – 1869), une citation que je ne connaissais pas et qui m’a troublée :

« Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’Homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux »,

une citation qui m’a trottée dans la tête durant toute une nuit et qui s’est conjuguée avec « la musique » d’un poème de Victor Hugo sans rapport direct mais qui me fait penser « à nos chers disparus », un poème appris au temps de mon enfance et que je n’ai jamais oublié : « Océano nox (1840) »

« Oh combien… dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu dure et triste fortune !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! vous roulez à travers les sombres étendues »

(je ne voulais pas, ce matin, me priver de vous la réciter d’autant qu’hier soir j’ai perdu un ami…).

Des vœux donc, comme s’il en pleuvait, simples, sereins et sincères pour chacun(e) d’entre nous et aussi pour notre pays, pour l’Europe et pour l’espèce humaine.

Car si cette semaine a été douce et humaine en termes et à travers des vœux individuels, elle le fut moins en France où la colère de celles et ceux qui se battent au prix de leurs revenus va grandissante en prenant des formes qui devraient inquiéter « les princes qui nous gouvernent ».

Quand un Président de la République doit quitter brutalement un théâtre où il est avec son épouse et que l’on repense à un François Mitterrand flânant tranquillement dans les librairies du quartier latin,

quand on se remémore la stature imposante du Général de Gaulle et l’intelligence de Georges Pompidou,

quand on revoit Jacques Chirac souriant et à l’aise dans les salons, les rues et les cours,

on se dit que Monsieur Macron n’a pas fini de regretter son arrogance, ses phrases assassines et ses gestes hautains et qu’il n’a pas compris « la leçon Sarkozy »… trop omnibulé à ne pas ressembler à celui qui l’avait pourtant mis en piste, un certain François Hollande…

Faute de reconnaître ses erreurs, en particulier sur les retraites, « il a ouvert la boîte de Pandore » pour essayer (en vain) de panser les plaies et calmer les douleurs les plus « bruyantes » qu’il a occasionnées.

Il voulait une  réforme qu’il qualifiait de plus juste pour faire faire, en fait, des économies budgétaires à l’État … il aboutira au mieux à une Réforme injuste qui coûtera plus cher à l’État… sans pour autant apaiser les doutes, les inquiétudes et les angoisses de nos concitoyens.

C’est donc « un échec sur toute la ligne »… et ce n’est malheureusement pas fini.

Résultat, Madame Le Pen est déjà partie en campagne des Présidentielles 2022 souhaitant un « remake » de 2017 au 1er tour… ce que souhaite aussi le Président Macron sans qu’il soit assuré du même résultat au deuxième.

Il est donc plus que temps qu’à droite les LR reprennent des couleurs et que le Camp du Progrès se rassemble (à l’image de la FGDS de François Mitterrand) au sein d’une FGDSE (Fédération de la gauche démocrate, socialiste et écologique) allant des gauches au centre avec un projet Républicain, écologique, solidaire, social et participatif.

On a encore près de 2 ans devant nous pour y parvenir si on trouve pour cela « un(e) bon(ne) chef(fe) d’orchestre ».

Une semaine donc de vœux au niveau de la politique nationale qu’on pourrait sans doute malheureusement qualifier de « vœux pieux »…

Une semaine aussi sur le plan européen et sur le plan mondial où il nous aura fallu nous satisfaire de n’avoir pas (encore) connu le « plus pire… » à défaut de connaître du mieux.

Une semaine villeneuvoise enfin, durant laquelle en dehors des vœux, j’ai travaillé sur mon Projet 2020 / 2026, sur la constitution d’une équipe pour le mettre en œuvre si les villeneuvois(es) me font confiance une fois encore,

une équipe aux dosages subtils mais nécessaires entre « expérience » et « sang neuf », représentative la plus large possible des villeneuvois(es),

alliant continuité et innovations, respect de notre passé, gestion attentive du présent et construction de l’avenir et ce, dans un contexte légal et budgétaire de plus en plus contraint que nous impose l’État face à des citoyens en colère qui n’ont devant eux que nous pour l’exprimer dans des domaines qui sont pourtant de la compétence exclusive de l’État, de son gouvernement et de son Président.

D’où l’importance du concept de Rassemblement et d’un solide esprit d’équipe.

Car, comme l’a écrit, Marcel Proust :

« Nos plus grandes craintes, comme nos plus grandes espérances ne sont pas au-dessus de nos forces, et nous pouvons finir par dominer les unes et réaliser les autres ».

Somme toute, si « l’Homme, comme l’a dit Lamartine, est un dieu tombé du ciel », si ça peut lui servir pour vivre et pour agir de se souvenir des cieux…, pourquoi nous en plaindre ?